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Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 23:42

PARIS (AFP) — La secrétaire d'Etat à l'Economie numérique Nathalie Kosciusko-Morizet a remis mercredi au Premier ministre François Fillon ses propositions pour le déploiement de la télévision mobile personnelle (TMP), soulignant la "difficulté" à trouver un modèle économique spécifique à ce nouveau média.

Mme Kosciusko-Morizet a reçu le rapport commandé à Cyril Viguier, nommé par le gouvernement comme médiateur, et transmis au Premier ministre François Fillon "ses préconisations pour favoriser le lancement", a précisé le secrétariat d'Etat dans un communiqué.

Le rapport de M. Viguier vise à "faciliter les discussions entre les opérateurs de télécommunications (Orange, SFR, Bouygues, ndlr) et les éditeurs de contenus" pour financer le réseau, a-t-il rappelé.

"Tous les acteurs s'accordent à dire que les services de télévision sur les téléphones mobiles via les réseaux 3G (mode actuel de diffusion de la télévision mobile) se développent avec succès, mais la mise au point d'un modèle économique spécifique à la TMP reste difficile dans le contexte économique actuel", a souligné Mme Kosciusko-Morizet.

Ses recommandations remises à Mme Fillon retiennent deux pistes pour financer le lancement: l'une dans laquelle les opérateurs "dit de multiplex" (c'est-a-dire les opérateurs de télécoms) financeraient en grande partie les coûts du réseau, l'autre dans laquelle une société ad hoc, "distincte de l'opérateur de multiplex", prendrait les coûts à sa charge, est-il expliqué dans le communiqué. Cette société ad hoc pourrait être constituée autour de TDF, diffuseur historique de la télévision en France.

"Il est désormais nécessaire de redonner une dynamique" au processus en cours "afin d'inciter les acteurs à travailler sans délai sur ces deux options", a ajoutée Mme Kosciusko-Morizet.

Elle avait indiqué la semaine dernière lors d'un colloque qu'elle souhaitait faire aboutir l'une ou l'autre de ces pistes avant la date du 30 septembre. En effet, les fréquences que le CSA a déjà attribuées à 16 chaînes de télévision pour une diffusion mobile devront être restituées si aucun projet précis n'existe à cette date.

Le lancement de la TMP, qui permettra de regarder la télévision sur l'écran d'un téléphone mobile ou d'un récepteur de poche en diffusion hertzienne, était initialement programmé en France pour 2007.

Publié dans : Les acteurs de la Télévision Mobile
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Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 02:07
Ouest-France - Mardi 07 juillet 2009

Un « comité » chargé d'évaluer l'impact d'une diminutionde puissance des ondes est mis en place aujourd'hui.

C'était une promesse du Grenelle des ondes. Un « comité opérationnel », chargé des modélisations et des expérimentations sur l'impact d'une diminution des puissances des antennes-relais sera mis en place, aujourd'hui, par Chantal Jouanno, secrétaire d'État à l'Écologie. Le comité sera présidé par le député socialiste François Brottes.

Plusieurs villes se sont déjà portées volontaires pour tester une diminution de la puissance des antennes-relais, mais il n'est pas évident que ces expérimentations soient vraiment mises en place.

Rien ne change pour la couverture des réseaux

Très prudent, le communiqué gouvernemental précise que la diminution de l'exposition sera modélisée. Puis, le cas échéant, expérimentée en taille réelle. 
La première phase, la modélisation, promet d'être un joli casse-tête, qui prendra plusieurs mois. Pas question, en effet, de réduire la couverture du réseau ou de toucher à la qualité du service.

Les opérateurs sont-ils prêts à passer au test réel ? Jean-Marie Danjou, délégué-général de l'Afom (l'association qui réunit les opérateurs de téléphonie mobile) est franchement sur la réserve : 
« Il faut d'abord faire ces modélisations. »

Le « comité » avancera certainement plus vite sur l'amélioration des procédures d'information et de concertation, à la fois des mairies et du public. Il est vrai qu'il y a de la marge.

Il est douteux que des résultats soient obtenus avant septembre. À cette date, l'Afsset (Agence de sécurité sanitaire) publiera son rapportsur l'impact des ondes des antennes-relais sur la santé. Il sera sans doute rassurant. Mais pas plus que ses prédécesseurs, il ne rassurera le grand public.

Philippe RICHARD.
Publié dans : Grenelle Radiofréquences
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Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 01:58

Un “comité opérationnel”, présidé par le député de l’Isère François Brottes, sera installé le 7 juillet par Chantal Jouanno pour superviser la mise en œuvre de la modélisation et des expérimentations de diminution des champs d’exposition électromagnétiques (voir le communiqué). Les expérimentations seront destinées à évaluer les impacts de cette baisse sur “la qualité du service, la couverture réseau et le nombre d’antennes”. Selon nos informations, elles devraient avoir lieu dans un premier temps dans trois villes : une grande, une moyenne et une petite. Dans un second temps, d’autres collectivités devraient pouvoir postuler. Au terme de ces expérimentations, « si cela se justifie (…), le comité opérationnel pourrait proposer une méthodologie, à discuter avec nos partenaires européens, de définition d’une valeur cible de qualité ainsi que les lieux de vie et de travail où elle aurait vocation à s’appliquer ». Les expérimentations seront par ailleurs l’occasion de refondre le dossier type remis par les opérateurs aux maires pour les projets d’implantation et d’améliorer le dispositif d’information du public.

Parallèlement, trois groupes de travail vont être mis en place :

  • sur l’amélioration des procédures d’information et de concertation (projet de portail, campagne de communication avec l’INPES…)
  • sur la rénovation du dispositif de contrôle des expositions
  • sur l’amélioration du mode de financement de la recherche dans ce domaine.

Le “comité de suivi” de la table ronde se réunira en septembre pour faire un bilan d’étape et entendre les conclusions de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) sur l’état de la recherche en matière d’ondes et santé.

Publié dans : Villes Pilotes
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Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 01:41
La Gazette des Communes 07/07/2009

Les élus municipaux ont décidé le 6 juillet de mener des "expérimentations territorialisées" à Paris sur les conditions d'abaissement du seuil d'exposition aux ondes électromagnétiques de 0,6 v/m, contre un seuil actuel de deux volts/mètre, une demande notamment des associations.

Le conseil de Paris a adopté à l'unanimité un vœu de l'exécutif qui précise que la ville prendra ces éléments en compte dans son travail de révision de la charte de téléphonie mobile, qui la lie aux opérateurs et associations. Une nouvelle charte doit être établie, l'actuelle ayant été prolongée jusqu'à fin 2009.
La première adjointe Anne Hidalgo (PS) a insisté pour "que Paris soit exemplaire en tant que ville numérique responsable".

Un vœu signé par Pascal Cherki (PS) et René Dutrey (Verts) au nom du XIVe arrondissement demandait un moratoire pour toute nouvelle installation d'antenne relais dans l'arrondissement d'ici à la renégociation de la charte sur la téléphonie mobile. Il a été rejeté malgré l'apport des voix UMP.
Anne Hidalgo ne s'est pas engagée sur les arrondissements qui feront partie de l'expérimentation, mais a cité les XIVe, IXe, XIIe, XVIIIe, XXe comme "très présents sur ce dossier".
Elle a expliqué qu'elle n'était pas favorable à un moratoire, car la ville doit "engager le dialogue avec les opérateurs et il faut donner des signes de confiance".

Fixer des normes
Selon Pascal Cherki, maire du XIVe, Paris a été une ville précurseur sur ce problème d'exposition aux ondes électromagnétiques des technologies sans fil (téléphonie mobile, wifi, etc.). Il a pointé "la défaillance du gouvernement" qui a "refusé de fixer des normes" dans le Grenelle des ondes.

La mairie avait mis en place une "conférence parisienne ondes, santé, société" qui a 
recommandé mi-juin d'être prudent sur les antennes relais et le wifi et de tenter d'abaisser les seuils d'exposition.
L'association de défense des riverains d'antennes relais Robin des Toits et un syndicat parisien, le Supap-FSU, avaient, après ces recommandations, 
demandé que Paris se porte candidate à être "ville pilote" pour l'abaissement du seuil d'exposition aux ondes, lui demandant de "passer aux actes".

Pour en savoir plus
Retrouvez 
le dossier du Courrier des maires «Antennes-relais : les maires face au principe de précaution»

Publié dans : Villes fortement engagées
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Vendredi 3 juillet 2009 5 03 /07 /Juil /2009 16:49
Conférence citoyenne « Ondes, santé,  société » du samedi 13 juin 2009 au CNAM

INTRODUCTION
Il y a eu interférence avec le Grenelle des ondes : travail difficile pour le panel parisien des citoyens qui doit rendre un avis au Maire de Paris.
Ce panel a eu deux week-end de rencontre avec les intervenants et trois soirées de préparation.
Demain,  dimanche 14 juin, le panel commence l’élaboration de l’avis.
Chaque membre du panel citoyen peut poser des questions à un intervenant de son choix (opérateurs, associations, élus).

INTERVENANTS DE LA MATINEE :
1. Jean-Philippe Desreumaux, ingénieur chez Bouygues et membre de la Société française de radioprotection ; Joël Amar, AFOM (association française des opérateurs de téléphonie mobile)

Les ondes existent, on en a toujours besoin. Que faire pour les diminuer et se prémunir contre les éventuels dangers ?

Où en est-on au niveau des études, dangers, pathologies déclenchées ou accélérées, par rapport à  l’âge des usagers (enfants) ?
En 2003, l’AFOM a commencé à travailler sur le sujet Ondes-Santé. En 1997, Bouygues a créé une équipe dédiée aux effets sanitaires avec création d’un site internet, commercialisation d’un kit piéton (oreillette) en s’appuyant sur l’avis des autorités sanitaires.
L’Etat oblige les opérateurs à couvrir l’intégralité de la population et se situe en aval des autorités sanitaires. Il est compliqué d’avoir des certitudes. Les études sur le sujet sont répertoriées par l’OMS. L’AFSSET (agence française de sécurité sanitaire de l’environnement) a mis en place des expertises. Il faut distinguer les émetteurs des appareils de téléphonie mobile (cf. communiqué final du gouvernement Juppé). Certitude : absence de danger des antennes-relais (sic). Pour les téléphones, aucun risque n’est établi mais l’hypothèse d’un risque ne peut être exclue d’où l’application du principe de précaution.

L’information est insuffisante
Un dépliant intitulé « mon portable et ma santé » (à l’intérieur des emballages de téléphone) reprend la position des autorités sanitaires. Il faudrait un affichage plus clair du DAS (débit d’absorption spécifique).

Et les enfants ?
Il y a l’hypothèse d’un risque, d’une plus grande absorption des ondes par les enfants. La recommandation de l’AFSSET est : pas de publicité pour les téléphones portables en direction des enfants. La France est un des pays d’Europe où les enfants ont le moins de téléphones portables.

A quoi correspond la diminution de la norme pour les émetteurs à 0,6 volts/mètre ?
Aucune recherche ne mentionne cet avis. C’est un élément mythique. Aucun pays n’applique cette valeur qui est impossible techniquement pour avoir un réseau cohérent. A Salzbourg, le 0,6 v/m n’est pas appliqué ; au Lichtenstein, c’est prévu pour 2012.

La charte de la Ville de Paris élaborée en 2003 prévoit un seuil de 2v/m
C’est un sujet complexe qui correspond à l’équivalent de 900 MGHZ en moyenne sur 24 heures. La charte comprend aussi un guide de bonnes pratiques, des mesures, une intégration paysagère. La table ronde a  donné 10 orientations. Importance d’un cadre national. Mairie de Paris, associations, mairies d’arrondissement, opérateurs. Une centaine de mesures faites à la demande de parisiens ont montré une exposition très faible. Dans le 18e, 20e, 11e, 12e, 14e, il y eu des blocages et des problèmes.Les opérateurs ne sont pas légitimés pour répondre aux questions de santé. Les parisiens ne sont pas plus protégés que les autres. En zone rurale, il faut couvrir une zone plus importante mais on a les mêmes puissances en zone urbaine.
L’ANFR (agence nationale des fréquences) reçoit les dossiers des opérateurs avant la mise en service des antennes-relais.

Une antenne-relais ne peut-elle gérer que 50 communications à la fois ?
Le GSM utilise le TDMA (temps partagé entre les mobiles) ; il y environ 8 émetteurs sur une antenne-relais. A Paris, il y a un maximum d’émetteurs élémentaires.

Est-ce que le fait de multiplier les antennes et d’en diminuer la puissance pénaliserait les utilisateurs de portable ?
Au début de cette année j’ai acheté deux téléphones portables, aucun dépliant n’y était joint !

2.Daniel Oberhausen, physicien, expert auprès du Tribunal de Bordeaux, Association PRIARTEM.
Sur terre, il y a un bruit de fond hertzien composé de radiations électromagnétiques naturelles. Les fréquences comparables à celles de la téléphonie mobile sont rarissimes dans l’environnement. Aujourd’hui, il y a un changement de paradigme avec l’apparition des effets non-thermiques, donc la réglementation des 3 v/m n’a plus aucune validité.
En 2002 : symptômes (subjectifs) de riverains d’antennes-relais. Un faisceau d’indices scientifiques implique l’application du principe de précaution. Il existe une vingtaine d’études épidémiologiques sur les riverains d’antennes-relais. Sur le plan biologique, il existe une interaction avec les CEM (champs électromagnétiques) non-ionisants (cf. l’étude REFLEX, les travaux du Pr Ledoit, du Pr Aubineau). Ces questions concernent plusieurs disciplines. Mais il n’y a pas à distinguer les CEM des antennes et ceux des téléphones.
Actuellement on autorise jusqu’à 4 à 5 v/m dans un lieu d’habitation. Dans le monde entier, les gens se plaignent. Insomnies et céphalées sont les premiers symptômes.
0,6 v/m ? reportage à Salzbourg : aucun document signé, accord verbal seulement, des antennes surélevées. Seulement, un tiers de la ville est en-dessous du 0,6 v/m. Ce n’est pas une limite d’innocuité, cette intensité permet au téléphone de fonctionner. A Salzbourg, les gens se plaignent moins.

3.Pierre Le Ruz, CRIIREM
A partir des années 70, 80, on a eu une certitude relative avec l’affaire de l’ambassade américaine à Moscou, des fréquences pulsées de 6 à 10 v/m. Syndrôme des hyperfréquences (reconnu chez les militaires) : troubles du comportement, troubles immunitaires, leucémies, atteintes de l’ADN. De 300  à 3000 MGHZ : stérilité, effets définitifs chez les cobayes nouveaux-nés. Voir le rapport BioInitiative qui parle de normes obsolètes en Europe.
Il faut repérer les « points noirs », faire des mesures, des relevés ; interroger les médecins et faire des calculs statistiques. Une exploration sanitaire avec mise en place de risques est facile à faire. Comme en Espagne, à côté de Valencia où les antennes ont été déplacées à l’extérieur du village (comme en Italie). Recommandation TAMINO : 1 v/m. Il faut appliquer la directive  2004, la compatibilité électromagnétique pour les appareils est de 3v/m, interdire le téléphone portable près des pompes à essence et dans les hôpitaux.
Il y eu une expertise judiciaire à Alcosebre, à côté de Valencia : il y a des décès quand la puissance des émetteurs est de 6 à 20 v/m : cancers du cerveau et crises cardiaques. En France, à St Cyr l’Ecole : cancers du tronc cérébral, à St Paul de Léon avec 28 antennes, même scénario… (lire le dernier n° de « Science et Avenir »).
Le CRIIREM fait un travail historique à partir de 1950 (Bureau International du Travail, Aérospatiale et Aéronautique).
A Rennes, nous avons fait des mesures en HLM sur 50 sites et 5 avaient plus de 3 v/m.
Déclaration au Conseil de l’Europe.

4.Marc Cendrier, chargé de l’information scientifique à l’association Robin des Toits.
Téléphonie mobile, Wifi, Wimax, Bluetooth : la structure technique de ces émissions est toxique. Le bioélectromagnétisme (Popp) existe depuis environ 80 ans. Le vivant (structure et fonctionnement dépend de CEM de très faible intensité. L’effet des CEM (différents des ondes TV ou radio) se passe au niveau élémentaire (moléculaire et cellulaire). Il y a des effets positifs (cf traitements médicaux) et des effets toxiques qui sont plus nombreux.
La structure de ces CEM est composite : hyperfréquences + très basses fréquences + ondes pulsées.
En août 2007, le rapport international BioInitiative est publié et il contient le mot « preuve ». Il n’y a aucun document scientifique qui conteste ce rapport. Le rapport REFLEX a confirmé des dommages ADN irréparables. L’Agence Européenne de l’Environnement et le Parlement Européen ont confirmé.

5.André MONIN, EHS (électro hypersensible), membre de Robin des Toits qui compte
plusieurs centaines d’adhérents EHS :
« il y a urgence ». Il a utilisé un téléphone mobile pendant 10 ans, 3 heures par mois et a participé à l’étude de L’ARTAC, l’association du Pr Belpomme dont les résultats seront bientôt publiés. Dans cette étude, les dosages sanguins montrent des marqueurs spécifiques, une atteinte du nerf auditif, des vertiges, ….
En ce qui concerne le wifi, il peut y avoir insomnie totale ; l’installation d’une antenne UMTS peut limiter le sommeil à 1 à 2 heures par nuit. 2 à 2,5 v/m : problèmes de concentration, pertes de mémoire, dépression.
Perturbation de la circulation intracérébrale,  EEG spécifique, protéine de stress, chute de la mélatonine dans les urines, perturbations visuelles et acoustiques.

Menez-vous une vie normale ?
Non, par exemple, je ne peux plus aller dans le métro (4 à 5 v/m), je circule à vélo dans Paris.

Bouygues serait près à payer une étude ?
Réponse de Marc Cendrier : il y a eu un rapport officiel, demandé à deux agences ministérielles,  sur l’AFFSET qui dit que les experts sont liés : Mr Bernard Veyret est employé chez Bouygues.
L’étude TNO du gouvernement hollandais décrit des effets sur l’être humain à partir de 0,7 v/m.
Il y a un lien entre l’argent et la santé

6.Françoise Boudin, Fondation Santé et Radiofréquence (cofinancée par l’Etat et les
opérateurs de téléphonie mobile).
Le Conseil d’Administration et le Conseil Scientifique comprennent 15 chercheurs de la recherche publique française. 26 projets en cours, coût 2,9 millions d’euros. Expo itinérante : état des connaissances scientifiques : effets non-thermiques à long terme. Le rythme de la recherche est lent (3 ans minimum). Amélioration des protocoles d’exposition, limitation des biais.

Quels sont les risques ?
Il n’y a pas de relation dose/effet. Le niveau d’expo est en moyenne très faible pour les antennes-relais), c’est rassurant ; concernant les téléphones portables il existe des mécanismes non-thermiques et des effets à long terme d’où une marge d’incertitude.

Quel travail d’information faites-vous ? je téléphone plus de 4 heures par jour (sic)sur mon mobile !
Avec le kit bluetooth c’est moins nocif (sic), le kit oreillette diminue l’exposition.
On veut nous cacher des choses ! Il a contradiction entre associations et gouvernement, c’est un contexte de précaution, quand il y a un doute sur le risque, il faut diminuer l’exposition !
Il existe un appareil qui mesure la radioactivité (sic) ?

Un dosimètre coûte environ 150 euros. L’ANFR veut faire évoluer le protocole de mesures. Les appareils et les mesures sont actuellement très coûteux.

Est-ce que n’importe qui peut les utiliser ?
Non.
Le Grenelle de l’Environnement a préconisé une uniformisation des protocoles de mesure.

Le danger est minimisé. Peut-on créer un suivi médical pour les personnels de la Ville de Paris qui se servent de ces appareils au travail ?
Nous allons mettre en place une « cohorte » en France dans les années à venir.

7.Amandine Germain, travaille au Cabinet du Maire de Grenoble :
charte de 2005.
Travail d’évaluation de la Mairie de Grenoble. Projet Sampere, sondes de mesure en différents lieux de la ville. Grenoble : ville-test pour les valeurs-limite d’expo. Quand la recherche est controversée, il faut appliquer le principe de précaution. On ne peut interdire l’installation d’une antenne.

Que faire ?
Les villes de France devraient se fédérer, interpeller massivement le gouvernement, répondre aux gens qui se plaignent, faire des mesures de manière indépendante.
Les opérateurs refusent la limite de 3 volts/m dans les espaces de vie.
Il y a confusion entre puissance des antennes et émission des portables

Aucun opérateur n’a eu l’idée de participer à une cohorte ?
Le mode de financement est différent pour les opérateurs, une taxe est à l’étude.
Mr Desreumaux (Bouygues) : Le mot « risque » est anxiogène, une échelle générale des risques serait souhaitable. L’absence du Ministère de la Santé est regrettable.
Lectures contradictoires du Ministère de la Santé et des expertises privées militantes.
BFS ( ?) a constaté des faiblesses patentes au plan scientifique : mélange entre hautes et basses fréquences.
L’AFSSET doit évaluer le rapport BioInitiative.


INTERVENANTS DE L’APRES-MIDI :

1.Associations Robin des Toits et PRIARTEM : Etienne Cendrier et Jeanine Le Calvez

Optimisation des techniques ?
Les villes-pilote sont à 0,6 v/m. Attention, il y a des lobes secondaires sous les antennes, donc des CEM. Le portable est un risque assumé, l’antenne est un risque subi. Les grandes compagnies d’assurance n’assurent plus les risques liés aux CEM. En droit français, on ne peut être juge et partie (cf. tabac et amiante). Cindy Sage qui a participé au projet BioInitiative demande une réduction des CEM (donc, on ne peut parler de conflit d’intérêt bien qu’elle commercialise des protections contre les CEM). Avant d’être au gouvernement, Nathalie Kociusko-Morizet avait fait une proposition de loi. Le seuil de 0,6 v/m est recommandé par les scientifiques indépendants : pas de problèmes sanitaires et acceptabilité sociale. 30 communes sont candidates pour l’expérimentation du 0,6 v/m.
Des enfants deviennent EHS (cf l’étude du Pr Belpomme).
La Floride et le Connecticut reconnaissent l’EHS. En Suède, on compte 300 .000 EHS
Les compagnies d’assurance font l’hypothèse d’un risque qu’elles sont incapables d’évaluer.
Il existe une étude autrichienne qui préconise 0,1 v/m2 validée par TMO ( ?). Des nausées, des vertiges, de la fatigue apparaitraient à partir de 0,5 à 1 volt/m (étude avec dosimétrie).
C’est un risque émergent. On n’a pas assez de recul, il y a débat au sein de la communauté scientifique d’où la nécessité du principe de précaution.
Le sans-fil est une idéologie. Le téléphone portable doit être un complément. Il faut une utilisation maximale du câble en France. Malheureusement, en France, les modem sont activés par défaut en wifi. Au-delà de 10 ans d’utilisation du portable : il y a un risque accru de tumeur. Les effets nocifs sont multipliés sur les enfants.
Dans les campagnes, il faudra plus d’antennes mais les opérateurs ont les moyens.
0,6 v/m : question pour les opérateurs ?

Objectif n°5 de la Table ronde : un suivi raisonné des expérimentations. 0,6 v/m équivaut à mettre une antenne chez les gens comme une box wifi ! Nous déplorons encore une fois l’absence de l’Etat comme médiateur entre opérateurs et associations ! Problème de couverture : il faudrait que l’Etat soit d’accord.

Avenir des équipements, réduction de la consommation électrique, la santé tient à cœur, la recherche se fait de manière éthique
Il faut remettre à plat les implantations d’antennes.
Il y a de plus en plus de technologies sans fil, l’internet du futur, les objets intelligents. Nécessité pour les opérateurs d’installer des antennes. Mutualisation des antennes.
Loi LME : 40.000 euros d’amende par antenne manquante.
Besoin d’installer de nouvelles antennes ? Il faut rajouter des capacités en fonction des bails renouvelés ou non. La question de l’EHS nécessite une prise en charge médicale. Il y a à l’Hôpital Cochin un protocole d’accueil des EHS (Ministère de la Santé). En Suède, on parle de symptômes subjectifs (pas de lien avec la téléphonie mobile).
Qui sait ce qu’est le DAS ? c’est la valeur maximale dans les pires conditions.
Pourquoi on n’aurait pas droit à cette info ?

2.Catherine Barbé, Direction de l’Institut pour la Ville Durable, Secrétariat Général de la Ville de Paris
Plus le DAS est élevé, plus il y de risque ?
L’ICNIRP (Commission Internationale pour la Protection Contre les Rayonnements Non-Ionisants) fixe un seuil maximum pour la norme du DAS. 
Réponse de l’opérateur : Il faut une approche de précaution et poursuivre la recherche. Les normes apportent une garantie. 2 watt/kg = norme. Pour les i-phones le DAS est supérieur.

Mieux vaut ne pas affoler les populations

Il  faut donner l’état des connaissances et les précautions d’usage.
Tout le monde attend l’avis de l’AFSSET.

Acutellement, en France 31 % de  gens sont équipés en wifi et 40 % en filaire. Il faut désactiver le wifi.
Si les opérateurs de téléphonie sont assurés en cas de problème sanitaire, pourquoi leur police d’assurance n’est-elle pas visible ? le développement technologique est privilégié au détriment de la population.
Toutes les fréquences n’ont pas la même bioactivité. La 3G ne devrait pas être déployée ; le wifi (cf Etude REFLEX) casse l’ADN très vite. Il faut préférer le câblage et les téléphones mobiles ordinaires ( !).
Dans certaines zones, les communes financent les antennes wifi et wimax car ce n’est pas rentable pour les opérateurs.

Etudes faites sur les animaux. L’ICNIRP a été dénoncée comme non-indépendante par la Commission Européenne.

Pourquoi Robin des Toits demande le démontage des antennes ?
Dans ce dossier, la justice va plus vite que le politique. Ce serait bien d’avoir un cadastre électromagnétique et des sondes de mesure en continu.
Les bénéfices des opérateurs leur permettent d’améliorer le réseau.
L’AFSSET a changé de direction : principe ALARA = expo la plus basse possible. On ne doit pas exposer quand ce n’est pas utile ; on doit fixer une valeur cible ; il faut être systématiquement le plus bas possible notamment concernant les sites sensibles.
Les recommandations de l’ICNIRP ne sont en rien des recommandations de sécurité sanitaire.
La pression judiciaire a changé d’où le Grenelle des ondes.
Le DAS n’est affiché ni dans les boutiques ni sur les téléphones.

Catherine Barbé (Institut de Recherche sur la Ville Durable) : il faut identifier les questions à soumettre aux chercheurs, réduire les gaz à effet de serre ( !), optimiser le fonctionnement des villes pour une vie urbaine plus efficace. Elle est partagée sur la question des ondes. Les capteurs se multiplient pour optimiser la gestion des équipements urbains (ex : la puce qui détecte quand un arbre a besoin d’être arrosé).
A assisté à la démonstration d’un logiciel de déplacement à Amsterdam.
Le téléphone portable permet la traçabilité des populations ( !). Il y a de bonnes causes, il faut penser mutualisation des réseaux.

2.Michèle Rivasi, Maire-adjoint à Valence, député européenne, fondatrice du CRIIREM (Centre de Recherche et d’Information Indépendantes sur les Rayonnements ElectroMagnétiques)
Le CRIIREM est comparable au CRIRAD qui a dénoncé le nuage de Tchernobyl. En 2000, des études internationales indiquaient des problèmes pour les gros utilisateurs de portable.
Les écoles maternelles sont des zones sensibles protégées à Valence. Un arrêté municipal y interdit les antennes-relais à moins de 100 m des écoles. Cet arrêté a été attaqué. Ca marche pour les établissements publics. Pas plus d’1 v/m. La mairie a gagné devant le tribunal. Et a mis des balises pour contrôler les CEM.
C’est l’ANFR qui donne les autorisations ; le Grenelle des ondes a été un grenelle de dupes.
Les contribuables financent la fibre optique. Wimax, wifi fonctionnent très mal, techniquement parlant. La fibre optique sur les lignes électriques est en expérimentation. C’est un problème de service public. Actuellement, il y a collusion entre le Conseil d’Etat et les opérateurs.

Sur les usages et incitations
3.1er groupe : Associations + SUPAP

Optimisation des usages du téléphone portable

Doses trop élevées, usage publicitaire imprudent, les oreillettes filaires se cassent au bout de 5 mois. Pas avant 14 ans. Babyphone, wifi, wimax : pas de prise en compte du problème sanitaire ! Il faudrait une campagne sur les dangers du portable pour les enfants (comme en Russie) et pour les femmes enceintes.
Le CRIIREM intervient dans les collèges. Il faudrait interdire les objets publicitaires et les campagnes promotionnelles. Plus d’info en direction des publics jeunes sur les risques (cf Grenelle des ondes).

L’Etude Interphone
Une seule étude sur les enfants danois de 7 ans exposés depuis la naissance (13.000 cas) : 80 % de chance d’avoir des problèmes comportementaux.
L’exposition augmente dans les transports.
L’expo professionnelle : la Ville de Paris devrait la prendre en compte.
Agnès Dutrevis, réprésentante du Supap-Fsu :
Intervention en CHS, moratoire, wifi déconnecté mais Paris ville numérique donc rebranchement du wifi. La Mairie ne veut plus parler de ce problème et renvoie à la Conférence citoyenne. Le droit de retrait a été refusé, les personnels dirigés vers la médecine statutaire : éloignement de la borne wifi pour 6 mois avec au final une déclaration d’inaptitude au poste de travail.
A la BNF, la connexion filaire a été préférée.
Il faut aussi prendre en compte la durée d’exposition des personnels (7 à 8 heures). Une bibliothèque spéciale jeunesse est située sur une crèche !
A la Bibliothèque Chaptal pas de wifi [en fait non la connexion va être rétablie, le Maire d’arrondissement a changé d’avis !]
Le combat est différent pour les antennes-relais ; il est difficile d’être informé par les opérateurs et les pouvoirs publics.
Les Pr Aubineau, Ledoit, Johansson ont tous des problèmes de financement de leurs recherches.
On met du wifi dans certaines communes. Les bornes wifi vont servir d’antennes-relais.
Il faudrait un état des lieu du réseau filaire.
Comment intervenir en tant que citoyen ? Un lieu public est différent d’un lieu privé.

L’AFOM souhaite une oreillette plus solide et plus compatible. Bon usage : liste de précautions faisant référence. Les portables en classe relèvent de l’Education Nationale.
Les télécoms sont rattachées au Ministère de l’Industrie, à la Sécurité Intérieure et à la Défense Nationale. Quand le danger sera avéré, les opérateurs changeront.

Est-ce que les mairies reçoivent des pots de vin des opérateurs ?
Réponse des opérateurs : non.

Il faut utiliser plusieurs canaux de communication, s’appuyer sur des associations. Il faut une décision politique plus la mise en place du contrôle automatisé.

Et les brouilleurs d’ondes ?
Réponse d’E. Cendrier : ils rajoutent du champ électromagnétique, comme les pastilles anti-ondes. La vraie solution, c’est la réglementation. Il faudrait une valeur limite. Les bureaux de contrôle préviennent les opérateurs. Il faut que les mesures soient faites de manière indépendante. Il faut des chartes dans les mairies.

Vous aimeriez que la charte soit reconduite en l’état ?
Il serait intéressant qu’elle soit étendue à d’autres communes que Paris.

3.Déléguée à la Sécurité routière de 1998 à 2003
Différentes modalités de communication : portable au volant dangereux (campagne financée par les opérateurs). Campagnes ciblées : une campagne réalisée avec les motards sur le partage de la route.

4. Responsable d’une association dans le 9e arrondissement de Paris
Création d’un comité d’éthique. Les rapports ANFR (Agence Nationale des Fréquences) sont la propriété des opérateurs. A Jules Ferry, on a mesuré 5,5 v/m. La charte de Paris n’est pas protectrice. Il faut informer (c’est différent d’une campagne). Actuellement l’Etat définit le protocole de mesure. Les mesures du CRIIREM sont faites en fin d’après-midi.

Agnès : des mesures du CRIIREM ont été demandées par le SUPAP, la demande a été rejetée par la Mairie de Paris.

PRIARTEM : dans le 20e arrondissement, il y a des mesures de dépassement, le site n’a pas été démonté : il faudrait prévoir des sanctions. En ce qui concerne le téléphone dans le métro, le réseau RATP n’est pas concerné par la charte, la RATP est propriétaire de ses antennes. Mais le STIF, autorité organisatrice des transports en Ile de France, peut intervenir sur ce problème car le Conseil de Paris fait partie du Conseil d’Administration du STIF. 
Publié dans : Conférence citoyenne à Paris "Ondes, Santé, Sociét
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Jeudi 2 juillet 2009 4 02 /07 /Juil /2009 00:01
Mise à jour logiciel des antenne relais vers le HSDPA 14,2 Mbit/s et adoption de la fibre optique permet à SFR de doubler la vitesse de son réseau mobile et d'offrir potentiellement de nouveaux services Internet en mobilité.

Parallèlement au très haut débit fixe (notamment à travers le déploiement de la fibre optique), le très haut débit mobile avance également. Chez SFR du moins. L'opérateur vient d'annoncer unprogramme de mise à niveau d'une partie de son infrastructure mobile vers le HSDPA 14,4 Mbit/s (en réception) contre, au mieux 7,2 Mbit/s ou plus généralement 3,6 Mbit/s aujourd'hui.

Cette évolution passe par deux phases. D'une part, une mise à jour (logicielle) des antennes relais(GSM/UMTS/HSPA) est effectuée. Elles communiqueront ainsi entre elles plus efficacement (du moins pour celles qui seront compatibles) tout en offrant une meilleure qualité de service à aux clients (à nombre d'utilisateurs constant par antenne). D'autre part, SFR déploie la fibre en vertical. C'est-à-dire que SFR va relier en fibre optique ses antennes à son réseau fibré horizontal (entre le pied des immeubles et les équipements de l'opérateur). Une première mondiale selon SFR.

Aussi étonnant que cela puisse être, les antennes relais GSM/UMTS n'utilisent pas la fibre optique pour rejoindre le réseau de son opérateur en pied d'immeuble (ou de pylône) sur lequel elles sont installées mais des liaisons louées de type xDSL. Elles subissent donc les limites inhérentes de ce type de technologies en terme de bande passante (limitée à 20 Mbit/s théoriques environ). La construction du réseau tout en fibres optiques devrait donc considérablement améliorer la qualité des services mobiles, tant en terme de bande passante disponible qu'en offres de services. Chaque fibre sera dimensionnée pour supporter une bande passante de 100 Mbit/s symétrique.

Dans un premier temps, le HSDPA à 14,4 Mbit/s profitera aux usages professionnels de l'Internet mobile (via clé 3G USB ou puce SIM intégrées aux PC portables) avant de se généraliser aux usages grand public, notamment depuis les smartphones mobiles, nous précise-t-on chez SFR. De plus, la fibre favorisera la généralisation des technologies IP pour faciliter l'émergence de services convergents fixe-mobile, notamment. De quoi réfléchir à de véritables offres quadriple play (Internet, TV, téléphonie fixe et mobiles), un secteur sur lequel seul Bouygues Télécom s'est fortement investi avec son offre Ideo.

Il reste que seules les antennes relais des zones couvertes en fibre optique sur le plan horizontal pourront bénéficier de la nouvelle génération du réseau. Si c'est déjà le cas du 15e arrondissement de Paris, SFR entend couvrir 350 zones en 2010. Ce qui correspondra à 66 % des sites parisiens ainsi que 50 % des sites lyonnais et marseillais.

Ce nouveau réseau répond à la demande croissante en nouveaux usages. L'internet mobile a connu une croissance de 800% de son trafic de données en 2008. Il constitue désormais le service le plus utilisé après la voix et le SMS. D'autre part, cela permet à SFR de s'affranchir totalement de France Télécom, opérateur des liaisons louées ADSL. Rationalisation des coûts et gestion autonome de l'augmentation de trafic en perspective pour SFR.

A noter que le déploiement du réseau vertical pour relier les antennes relais en fibres optiques est totalement indépendant du plan de déploiement de la fibre aux domiciles des particuliers (FTTH). D'ailleurs, l'architecture réseau est différente : alors que la "fibre antennes relais" s'appuie sur du GPON (Gigabit Passive Optical Network ou réseau multipoints), le FTTH devrait adopter le point à point multifibres comme le préconise l'Arcep, le gendarme des télécoms. Ce qui, au passage, déplaît à France Télécom.

Sur la question du FTTH, SFR annonce vouloir couvrir 5 millions de foyers raccordables à la fibre optique d'ici 2012. Ses investissements de 450 millions d'euros depuis 2008 permettent aujourd'hui à l'opérateur de couvrir en horizontal 80 % de Paris, la moitié de Lyon et 50 % également de Marseille. Tout en poursuivant la construction du réseau horizontal en France, il est temps de passer au déploiement vertical pour amener le très haut débit dans les foyers. 
Publié dans : Technologie des antennes relais
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Mercredi 1 juillet 2009 3 01 /07 /Juil /2009 23:39

 

Rayonnement électromagnétique, mercure... les ampoules fluocompactes -lampes à basse consommation les plus courantes du commerce- suscitent certaines craintes. Quels sont les risques? Comment les réduire? On fait le point.

Alerte générale! 

Sur son site, la journaliste Annie Lobé, auteure de La fée électricité: fée ou sorcière?, dénonce la nocivité des ondes à basses et hautes fréquences émises par les fluocompactes (potentiellement cancérogènes) et du mercure qu'elles contiennent. Et va jusqu'à suggérer, pour conclure, de "NE PAS utiliser ces ampoules basse consommation".

Les radiations sont potentiellement dangereuses à courte distance

En 2007, le Centre de recherche et d'information indépendante sur les rayonnements électro-magnétiques (Criirem, une association qui étudie les effets des ondes) mettait en évidence la pollution électromagnétique émanant des lampes fluocompactes (LFC), d'une intensité parfois supérieure à 28 volts par mètre, le seuil légal.

Saisie par l'Ademe, sous la pression d'industriels qui ont contesté la méthodologie employée, l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement (Afsset) a été chargée de mettre au point un protocole d'essais, publié début 2009.

"Nos mesures de l'époque sont toujours valables, assure-t-on au Criirem. L'Afsset et l'Ademe travaillent ensemble en ce moment et nous devrions avoir bientôt plus de précisions. Pour l'instant, on ne sait pas ce qui va être décidé pour minimiser cette pollution électromagnétique."

Le Criirem met par ailleurs en garde les possesseurs de pacemakers: c'est en effectuant des mesures sur une personne qui se plaignait des dysfonctionnements de son pacemaker que les membres du Criirem se ont aperçu que ce n'était pas l'antenne relais de téléphonie mobile en face de chez elle qui posait problème, mais les ampoules basse consommation chez cette personne...

Les recommandations:

Le Criirem n'est pas contre l'emploi d'ampoules fluocompactes, mais il déconseille de les utiliser sur les lampes de bureau et les lampes de chevet et partout où les lampes sont le plus souvent à moins d'un mètre des personnes. Pas question non plus de les adopter lorsqu'il y a des risques d'interférences (en particulier avec un pacemaker). En revanche, pas de problème lorsque l'ampoule se trouve la plupart du temps à à deux, trois mètres des personnes, car "il ne se passe plus rien à cette distance".

Du mercure problématique

Les LFC ont besoin d'une petite quantité de mercure pour produire de la lumière. Un métal sous forme liquide ou gazeuse à température ambiante, très nocif.

La présence de mercure contraint les consommateurs à recycler ces ampoules dans des bacs spécialement prévus. Mais ce n'est pas tout: lorsque l'on casse une ampoule, du mercure peut se disperser. Il est alors conseillé de ventiler la pièce pendant une quinzaine de minutes. "Pour éviter ce problème, nous avons mis au point une technique avec un amalgame qui retient le mercure lorsque la lampe se brise, nous explique Franck Pochard, responsable commercial chez Megaman. Ainsi, on évite toute pollution: il suffit de récupérer les parties solides et de les recycler". Mais tous les constructeurs ne sont pas aussi prévoyants.

Préférez les modèles avec peu de mercure (la limite légale est de 5 mg maximum, mais il existe des modèles à près de 2 mg), et si possible avec un procédé qui évite la dispersion de mercure en cas de casse. 

 

 

 

Publié dans : Ampoules basse consommation
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Mercredi 1 juillet 2009 3 01 /07 /Juil /2009 02:49
L’instauration d’un moratoire sur toute nouvelle installation d’antenne relais dans l’arrondissement a été votée.

Ce qui s’est produit lors du conseil d’arrondissement du 14e, lundi 29 juin, est une première en France en matière de téléphonie mobile : un moratoire a été instauré sur toute nouvelle installation d’antenne relais sur le territoire de l’arrondissement.

Pour que ce moratoire puisse prendre fin, il faudrait que la révision de la Charte de Paris (à l’automne 2009) intègre un seuil d’exposition du public aux champs électromagnétiques à 0.6 volts par mètre.* En d’autres termes, que la Ville de Paris se porte candidate comme ville pilote pour expérimenter ce seuil.

L’adoption du moratoire pour obtenir que le Maire de Paris retienne le 14e arrondissement pour expérimenter un abaissement du seuil d’exposition aux champs électromagnétiques est une proposition de René Dutrey, conseiller Vert du 14e. Il était soutenu dans cette démarche par le maire socialiste du 14e, Pascal Cherki, comme par le reste du conseil. Le texte a été voté à l’unanimité.

Le seuil de 0.6 volts par mètre est le seuil de précaution prôné par un nombre croissant d’experts scientifiques. Ils considèrent qu’au-delà de ce seuil, les rayonnements électromagnétiques émis par les antennes relais présentent un risque pour les personnes exposées. A la récente conférence parisienne "Grenelle des ondes" il avait d’ailleurs été recommandé la prudence sur les antennes relais et le wifi et préconisé ce même abaissement du seuil d’exposition à 0,6 volt par mètre - alors que le seuil actuel à Paris est fixé à 2 volts par mètre.

René Dutrey s’est déclaré "grandement satisfait de cette décision historique. Après avoir combattu seul, aux cotés des associations, pendant de nombreuses années, les Verts se félicitent d’être rejoints sur la nécessité d’appliquer le principe de précaution en matière de téléphonie mobile".

De nombreuses autres communes sont candidates pour être villes pilotes au 0,6 volt par mètre et soumettent actuellement le projet de candidature à leur conseil municipal, dont, en Ile-de-France : Courbevoie, L’Ile-Saint-Denis, Aulnay-sous-Bois, Montreuil , Vincennes, Conflans Sainte-Honorine, Pantin, Joinville le Pont, Fontenay Sous Bois, Ivry sur Seine, Clichy la Garenne, Saint-Mandé, Bondy, Bobigny et Saint-Denis.

* Texte adopté par le Conseil du 14e arrondissement :
"Le conseil d’arrondissement émet le vœu que dans le prolongement des actions mises en place par la Ville en matière de téléphonie mobile et d’implantation des antennes relais, le Maire de Paris retienne le 14e arrondissement pour expérimenter un seuil maximum d’exposition à 0.6 volts par mètre et que cette expérimentation permette d’aboutir à la fixation de ce seuil maximum lors de la renégociation de la Charte relative à la téléphonie mobile à l’automne 2009. Dans l’attente de l’adoption de la nouvelle Charte relative à la téléphonie mobile, un moratoire sur toute nouvelle installation d’antenne est institué sur l’ensemble du territoire du 14e arrondissement." 

Publié dans : Villes fortement engagées
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Mardi 30 juin 2009 2 30 /06 /Juin /2009 00:25
Le Parisien - 29.06.2009

La mairie de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) a pris un «moratoire», suspendant jusqu'à une date indéterminée l'implantation d'antennes-relais dans sa ville en attendant des résultats d'expérimentations sur les seuils d'exposition aux ondes électromagnétiques, a-t-on appris lundi.

«Lors du conseil municipal du 25 juin nous avons voté une délibération sur un moratoire pour interdire toute nouvelle installation d'antennes-relais avant le résultat d'expérimentations», a déclaré à l'AFP Michel Ribay, adjoint au maire en charge de l'Ecologie urbaine.

Ces tests devraient optimiser le réseau (technologie et implantation) pour atteindre un seuil d'exposition de 0,6 volt/mètre aux ondes électromagnétiques, explique M. Ribay.

«Ce qui vaut pour Paris vaut également pour la banlieue», a expliqué M. Ribay, en référence aux recommandations formulées mi-juin par la Conférence parisienne ondes, santé et société.

Celle-ci avait notamment préconisé la prudence en prônant un seuil d'exposition de 0,6 volt/mètre, alors que la limite actuelle à Paris est fixée à 2 volts/mètre par la charte parisienne de téléphonie mobile négociée entre la Ville et les opérateurs.

A l'origine d'une campagne appelant à une suspension des installations d'antennes-relais, les associations de défense de l'environnement «Agir pour l'Environnement» et Priartém ont salué cette décision car Saint-Denis «se donne les moyens, non plus seulement d'évaluer mais d'agir», se réjouissent-elles dans un communiqué. 
Publié dans : Villes fortement engagées
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Mardi 30 juin 2009 2 30 /06 /Juin /2009 00:22

Cinq sénateurs du groupe des verts (Jean DesessardMarie-Chrisitine BlandinAlima Boumedine-ThieryDominique VoynetJacques Muller) ont déposé le 17 avril dernier, soit peu avant le démarrage du Grenelle des ondes, une proposition de loi « relative à la réglementation de l’implantationdes antennes-relais de téléphonie mobile et à la réduction de l’expositiondes personnes aux champs électromagnétiques ».

Dans cette proposition de loi, on retrouve le fameux seuil d’exposition de 0,6V/m (article 2), la revendication phare des associations militantes commeRobin des toitsAgir pour l’environnement ou Priartem.

Elle encadre aussi beaucoup plus sévèrement l’implantation de nouvelles antennes relais et leur référencement (articles 6 à 10).

Dans le volet « Prévention des effets liés à l’usage des téléphones mobiles », on retrouve des idées qui ont été reprises, en version allégée, dans lesrecommandations du Grenelle des ondes comme l’interdiction de vendre des téléphones portables à destination des enfants ou la distribution systématique d’un kit main libre.

Toujours sur le thème de la santé, la proposition de loi prévoit la reconnaissance de l’électro-sensibilité (ce qui est déjà le cas en Suède).

Enfin, contrairement au grenelle des ondes, le projet de loi n’a oublié ni le Wifi ni le Wimax et consacre 3 articles (articles 14,15 et 16) à ces technologies.

La proposition de loi prévoit de remplacer autant que possible ces technologies par du filaire, et va jusqu’à proposer de geler l’installation de bornes Wimax pendant une durée de 5 ans.

Et concernant le Wifi, l’article 14 indique qu’il doit être désactivé par défaut. Ce sont ici les box Internet qui sont dans le collimateur.

On assiste en effet à un foisonnement impressionnant de réseaux Wifi dans nos villes (j’en capte 40 dans mon appartement !), d’autant plus important que certaines box (free et neuf par exemple) émettent 2 réseaux wifi, l’un privé, l’autre ouvert à tous les abonnés de l’operateur…

Consulter la proposition de loi sur le site du Senat 

Télécharger la proposition de loi au format PDF 
Publié dans : Position des partis politiques
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Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /Juin /2009 02:17
Une étude publiée jeudi démontre que les ondes sont trois fois plus intenses lors d’un coup de téléphone passé depuis un TGV à pleine vitesse.

Téléphoner ou prendre le TGV, il faut choisir. Le magazine Capital, en kiosque ce jeudi, publie une enquête sur les ondes émanant des téléphones portables dans le TGV. Verdict : à 300 km/h, les instruments mesurent des ondes 3 fois plus intenses que dans la rue. Et ce, dès que la première sonnerie du téléphone retentit.

Eric et Olivier, experts du centre de recherche et d'informations indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (Crirem), ont pris le TGV, accompagnés par l’envoyée spéciale d’Europe 1, Astrid Bard. Boîtier à main, ils passent un coup de fil :



A l’issue de l’expérience, les experts ont observé deux raisons à l’importance des ondes émises dans un TGV : le mouvement, qui oblige le téléphone à forcer pour trouver une antenne relais ; la structure métallique du TGV, qui emprisonne les ondes, comme en voiture.

Que l’on téléphone soi-même, ou que ce soit son voisin, les ondes sont tout aussi nocives. Même si l’on ne connait pas encore précisément l’ampleur des dégâts que cela provoque sur le cerveau, les spécialistes donnent deux conseils : utiliser une oreillette pour éloigner au maximum l’appareil, et passer un coup de fil le plus court possible. Le mieux est encore d’attendre d’être arrivé pour téléphoner.

Publié dans : Téléphoner en se déplaçant ?
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Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /Juin /2009 01:59

Une des premières Box intégrant des femtocells 3G ?
Le magazine Capital pronostiquait en avril dernier que cette nouvelle Freebox pourrait intégrer des femtocells 3G. Concrètement, des antennes 3G seraient intégrées directement dans la Freebox. Lors de l’utilisation de son mobile à proximité d’une box, les communications basculeraient automatiquement sur la Freebox plutôt que de passer par les antennes relais. Cette technologie offre de nombreux avantages. Tout d’abord, elle améliore le maillage du territoire, notamment à l‘intérieur des bâtiments.
Ensuite, elle permettrait à Free de réduire le coût de déploiement d’un réseau. Les antennes relais actuelles représentent un coût important aussi bien en ce qui concerne l’investissement initial que leur fonctionnement. Enfin, en ces temps ou certains opérateurs se voient contraints de démonter des antennes relais, ces « mini antennes » sont beaucoup moins nocives puisque la puissance des ondes émises est inférieure à celle du wifi. Mieux, au delà des antennes relais, c’est surtout le téléphone mobile en lui-même qui émet des ondes. Et plus l’antenne relais et loin, plus ces ondes sont fortes. Avec une mini antenne 3G à domicile, la puissance des ondes émises par le téléphone sera réduite au minimum.

Une ville comme Paris pourrait ainsi être couverte
Au delà du fait que la technologie Femtocell permet une réception parfaite à l’intérieur des appartements, elle permet de couvrir tout un immeuble. Netgear qui a lancé il y a 1 mois un boîtier intégrant cette technologie, annonce une portée de 200m. Ainsi, dans les villes denses, il ne suffirait plus que de quelques antennes relais dans les zones d’ombre pour couvrir tout le territoire. Cette solution permettrait alors à Free de couvrir très vite les 25% de la population, limite exigée pour qu’il puisse utiliser le réseau 2G de ses concurrents et pouvoir proposer une couverture nationale.

Transformation du téléviseur en ordinateur ?
Lors d’une interview accordée à l’ARCEP en décembre 2008, Xavier Niel annonçait ce qu’il imaginait des usages futures. « On peut supposer que nous n’aurons plus d’ordinateur chez nous, que l’informatique sera déportée sur de très gros serveurs et que l’on paiera en fonction de l’usage et du débit consommé. » Pronostiquait-il. Autrement dit, nous n’aurions plus besoin d’ordinateurs, mais de simples terminaux… comme un téléviseur. Il suffirait ainsi d’un clavier et d’une souris branchés à sa Freebox, pour transformer son téléviseur en ordinateur. 

De nombreuses questions peuvent également se poser quant à l’implémentation d’un femtocell WiMax, la transformation de cette Freebox V6 et de sa télécommande en véritable console comme la Wii ou encore l’intégration d’un lecteur Blu-ray.
Publié dans : La technologie Femtocell
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Mercredi 24 juin 2009 3 24 /06 /Juin /2009 00:51

LYONMAG.com 23-06-2009

Le Tribunal de Grande Instance de Lyon a jugé en urgence mardi le litige pour "trouble du voisinage" qui oppose les parents d’élèves de l’école Gerson, dans le 5e arrondissement, à l’opérateur de téléphone mobile Bouygues Telecom. Un jugement qui a été mis en délibéré au 15 septembre prochain. Les parents de l’Ecole demandent le démantèlement de l’antenne, situé sur un toit en face de l’établissement, et sa réinstallation 100 mètres plus loin. Les deux parties ont dévoilé leurs arguments, scientifiques et judiciaires, pendant plus de trois heures. Et l’affaire pourrait rebondir au tribunal administratif.

 

 

Débat scientifique

Les avocats des parents d’élèves et de Bouygues Telecom ont tous deux apporté la preuve de la dangerosité ou de la non-dangerosité des antennes-relais, avec à l’appui, des dizaines de rapports d’experts. Maître Franck Heurtrey, l’avocat des parents de l’école Gerson, s’est ainsi appuyé sur "une décision européenne de 1999, qui dénonce l’installation d’antennes-relais près des établissements sensibles : écoles, hôpitaux et maisons de retraites." Il a rappelé que, "d’après de nombreux scientifiques, il existe une incertitude sur les conséquences d’une telle exposition. Au mieux, une crainte permanente ; Au pire, des problèmes de santé." Mais le débat semble avoir pris une autre dimension. Franck Heurtrey a précisé "que le principe de précaution n’était plus d’actualité et que la nocivité des antennes-relais n’étaient plus à prouver, que ce soit au niveau scientifique ou religieux." Un principe de précaution qui a déjà obligé Bouygues Telecom à enlever une antenne-relais à Tassin-La-Demie-Lune en février dernier.

 

 

Débat judiciaire

La défense a également présenté d’autres rapports scientifiques, tendant cette fois-ci à prouver l’innocuité des antennes. Maître Christophe Lapp, l’avocat parisien de Bouygues Telecom, a notamment cité une conclusion du Grenelle des Ondes, datant du 25 mai 2009 : "Non, il n’y a pas de risques pour la santé avec le téléphone mobile ou les antennes-relais." L’affaire est devenue ensuite un peu plus pointilleuse sur le plan judiciaire. Les défenseurs de l’opérateur de téléphonie mobile ont tenté de démontrer l’incompétence du TGI de Lyon. Ils considèrent en fait que le matériel servant à relayer les ondes des mobiles fait partie d’une convention entre l’Etat et l’entreprise privée. Du coup, l’affaire relève du domaine public et la requête doit être traitée par un tribunal administratif. "Je considère que vous n’êtes pas compétents pour rendre une telle décision, mais vous avez la compétence pour attribuer des dommages et intérêts et pour déterminer le principe de précaution", a lancé Christophe Lapp aux trois présidents de la chambre des urgences, presque muets tout au long des trois heures de séance. "On ne déplace pas comme cela un site, a-t-il déclaré. On a des autorisations de l’Etat, des autorisations des collectivités, des autorisations de l’Agence Française des Fréquences. Un site sur lequel est installé une antenne-relais est le résultat de ces contraintes."

En tout cas, du côté des parents d’élèves, on ne veut plus attendre. C’est le cas de Jean-Michel Dhimoila, qui est également le président du Rassemblement pour des écoles sans pollution électromagnétique : "Plusieurs classes de maternelles et de primaires ont fermé car les parents ont enlevé leurs enfants de l’école. Il y a des élèves qui ont des maux de tête, des saignements de nez anormaux… Il faut qu’on prenne une décision maintenant."

Réponse attendue le 15 septembre prochain au Tribunal de Grande Instance de Lyon.

Gwenaël Windrestin

Publié dans : Ecoles mobilisées
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Mardi 23 juin 2009 2 23 /06 /Juin /2009 02:50

Le démontage de l’antenne relais est demandé mardi devant la justice

L'école Gerson

L'école Gerson - Photo : DR

Bouygues Telecom doit s’expliquer ce mardi sur l’antenne relais implantée à 30 mètres de la cour de récréation de l’école Gerson, dans le Ve arrondissement de Lyon. Une antenne, qui, selon les dix-sept parents plaignants, serait à l’origine de saignement de nez, de maux de tête et de troubles du sommeil chez certains élèves.

Ils demandent le démontage et 5 000 euros de dommage et intérêt. 
“Nous n’allons pas avancer des arguments scientifiques, mais souhaitons que le tribunal considère le trouble que cette antenne génère”, explique Jean-Michel Dhi­moïla, président de Respem (Rassemblement pour des écoles sans pollution électromagnétique).

Principe de précaution
Pour Franck Heurtrey, avocat des plaignants, “Bouygues va devoir expliquer pourquoi, à la différence de SFR, il n’a pas démonté ou déplacé son antenne dans un secteur si dense et si proche d’une école.” SFR a en effet retiré en 2008 une antenne située sur le toit de l’école Victor- Hugo (Ier arrondissemnet), après l’apparition de deux cas de cancer chez des enfants.

L’avocat attend beaucoup de ce procès. “C’est la première fois qu’on évoque une cour d’école. On va s’appuyer sur le principe de précaution, et la recommandation européenne qui préconise qu’à moins de 100 mètres d’une antenne relais, il ne peut y avoir d’école ou de crèche.”

Publié dans : Ecoles mobilisées
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Samedi 20 juin 2009 6 20 /06 /Juin /2009 18:58
Anne HIDALGO
Dans un entretien accordé au « Parisien » le 19 juin, Anne Hidalgo, revient sur les recommandations de la conférence citoyenne Ondes, santé, société présentées jeudi à l’Hôtel de Ville. La première adjointe au maire de Paris annonce une nouvelle charte pour la fin de l'année.

« Le Parisien »: Allez-vous suivre les recommandations des citoyens « experts » pour limiter les ondes ?

Anne Hidalgo. Sur un sujet aussi complexe (pour lequel il n’existe pour l’instant aucune certitude scientifique), on ne peut pas faire de réponse binaire. Les membres de la conférence citoyenne ne s’attendent d’ailleurs pas à ce qu’on dise : Banco ! On signe sur tout. 

« Le Parisien »: Qu’allez-vous donc en faire ? 

 

Anne Hidalgo. Leur rapport, qui illustre les interrogations légitimes des habitants, va avant tout nous servir d’outil de travail pour renégocier la charte que Paris a signée dès 2004 avec les opérateurs de téléphonie mobile. Mais nous ne pratiquerons pas la politique du fait accompli. Je ne souhaite pas que tout soit bloqué au nom du principe de précaution. 

« Le Parisien ». Le rapport suggère d’abaisser le seuil d’exposition aux ondes à 0,6 volt/mètre (contre 2 V/m actuellement). Est-ce envisageable dans une ville comme Paris ? 
Anne Hidalgo. Le Grenelle des ondes a autorisé les villes qui le souhaitent à appliquer ce plafonnement à titre expérimental. Plusieurs communes se sont déjà portées candidates. A Paris, nous attendions la conférence citoyenne pour nous prononcer. Nous allons désormais pouvoir travailler à la mise en place de ce test dans la capitale. 

« Le Parisien ». Selon les opérateurs, cet abaissement de la puissance des antennes-relais ne permet pas de faire fonctionner la 3G (la TV et l’Internet sur les portables)…

Anne Hidalgo. Oui, mais on peut très bien expérimenter le seuil de 0,6 V/m dans certains quartiers. Il nous faut conjuguer 2 objectifs a priori contradictoires : le respect des précautions sanitaires et le besoin de faire de Paris une ville à la pointe des nouvelles technologies. Plafonner les seuils d’exposition aux ondes tout en gardant de bons services de téléphonie mobile pourrait par exemple nécessiter l’installation d’antennes-relais. Nous devrons trouver un bon compromis.


« Le Parisien ». Les citoyens experts demandent des « lieux publics sans ondes ». Allez-vous leur donner satisfaction en débranchant le wi-fi des bibliothèques par exemple ?
Anne Hidalgo. Le rapport suggère de privilégier les connections filaires partout où cela est possible. C’est une recommandation de bon sens. Nous examinerons les situations au cas par cas. Les discussions avec les opérateurs reprendront à la rentrée pour mettre au point une nouvelle charte d’ici à la fin de l’année. Mais nous n’excluons pas d’expérimenter le seuil de 0,6 V/m dans des secteurs tests avant cette échéance. 

Propos recueillis par Benoît Hasse

Publié dans : Conférence citoyenne à Paris "Ondes, Santé, Sociét
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