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Dimanche 18 octobre 2009
Ecrans - Un site de Libération - Dimanche 18 Octobre 2009

L’Afsset a brassé large, comme l’a dit hier Martin Guespereau, son directeur général, élargissant son focus à toutes les ondes  : celles utilisées par les professionnels (radars, appareillage médical), celles de la vie courante (wi-fi, réception de la radio, micro-ondes…). Avec au centre de l’exercice, la téléphonie mobile, le sujet qui a focalisé l’essentiel des curiosités scientifiques. Martin Guespereau n’a pas conclu à la dangerosité d’une exposition aux radiofréquences, tout en soulignant que le niveau de preuve n’est pas suffisant pour conclure en la matière. Il a appelé à poursuivre les recherches.

Pour ne pas prêter le flanc aux critiques, l’agence avait joué carte sur table.« Montrons que nous sommes une maison de verre », a redit hier le patron de l’Afsset, attentif à donner une image d’impartialité à son institution. Il avait invité à toutes les auditions de son comité d’experts un représentant des associations militant contre les risques du mobile.

Est-ce la raison qui a valu un accueil relativement favorable des associations  ? Hier, le docteur Patrice Halimi, de Santé Environnement France, saluait l’humilité de l’agence  : « C’est la première fois qu’on nous dit “je ne sais pas”. On est face à une vrai rupture par rapport à tout ce que dit l’agence d’habitude », ajoute Janine Le Calvez, de Priartem. Les associations saluent surtout le message en faveur de la réduction des émissions. Pour autant, l’Afsset s’est refusée à réclamer de nouvelles normes ou à recommander des seuils, bottant ainsi en touche  : « Cela relève de la gestion du risque, a-t-elle affirmé, et ce n’est pas notre domaine. Nous faisons de l’évaluation. »

Surveiller les effets des radiofréquences

L’Afsset ne tourne plus autour du pot  : « Nous avons recensé 11 études incontestables qui montrent des effets biologiques » dans la gamme des fréquences utilisées pour le mobile. Certes, l’agence a relevé, à l’inverse, 69 études qui n’en montrent pas. Mais, conclut avec force son patron, Martin Guespereau, « on n’est plus dans le tout noir ou le tout blanc ». Cette reconnaissance des effets biologiques est un grand pas pour des associations comme Priartem ou Agir pour l’environnement, régulièrement renvoyées dans les cordes par ceux qui exhibaient les études déniant tout effet. Pour autant, le mécanisme à l’œuvre derrière l’effet biologique observé reste dans l’ombre, tout comme le lien avec d’éventuelles pathologies  :« On a les signaux sanitaires, mais pas les mécanismes biologiques. […] On ne peut retenir comme établis des risques sanitaires. » Tout cela, faute d’études ad hoc, menées sur des cohortes importantes d’individus et sur les effets des expositions à long terme. Dès lors, pour l’Afsset, « il faudra encore beaucoup de recherches », tout particulièrement sur le cas des enfants et sur la question de la reproduction. Et s’intéresser davantage aux gammes de fréquences utilisées par les applications industrielles exposant les personnels techniques et médicaux.

Réduire les expositions aux antennes

Le message est clair  : « Nous ne pouvons plus ne rien faire. Il faut réduire les expositions », a répété hier Martin Guespereau. Face aux associations qui prônent le 0,6 volt par mètre d’exposition pour les personnes (aujourd’hui, les limites fixées au sortir de l’antenne sont presque dix fois supérieures), le patron de l’Afsset se garde de citer aucun chiffre. Tout comme l’agence récuse qu’il faille « agir parce qu’il existe un risque ». C’est plutôt l’incertitude dans laquelle on baigne qui mérite qu’on s’attelle au sujet  : « Dès lors qu’une exposition peut être réduite, cette réduction doit être envisagée, en particulier par la mise en œuvre des meilleures technologies disponibles à coûts acceptables. » Faut-il multiplier les antennes en baissant leur puissance  ? Pourquoi pas, répond Martin Guespereau, quand bien même cela fait remonter la dose d’ondes reçues via le portable par celui qui passe un appel, parce qu’au bout du compte« c’est bien lui qui choisit de faire le geste ». Il faudrait aussi « réfléchir à la mutualisation des antennes entre les opérateurs », si cela fait baisser les émissions. Autre préconisation, faire des cartographies des sites pour relever les points du territoire où les niveaux d’ondes sont très élevés.« Nous demandons un plan de surveillance moderne », a déclaré ainsi Martin Guespereau.

Étiqueter les mobiles

L’Afsset réclame un étiquetage des portables, car ils « restent très largement le principal mode d’exposition aux champs radiofréquences », rappelle une nouvelle fois l’agence. Son patron, Martin Guespereau, précise  : « Alors qu’on baigne souvent dans des émissions inférieures à 1 volt par mètre, si je prends mon téléphone à l’oreille, j’atteins 50 volts  ! »Pour limiter l’exposition, autant choisir le bon modèle, celui dont la DAS (débit d’absorption spécifique) est faible. D’autant que la DAS varie de 0,2 à 1,8 watt par kilo (la norme internationale est à 2 watts). Attention aux enfants  : la limite « a été fixée pour un cerveau d’adulte », rappelle l’Afsset. Pourra-t-on, un jour, mesurer le risque lié au mobile  ? L’étude internationale « Interphone », censée apporter une réponse, n’est toujours pas publiée. Des résultats partiels suggèrent la probabilité de développer des gliomes (tumeurs) pour une utilisation supérieure à dix ans. De même, des excès de lymphomes et de leucémies ont été observés chez des militaires exposés à des radars, sans qu’on puisse conclure à une hausse des risques.

- Publié dans : Rapport AFSSET Oct 2009
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Jeudi 6 août 2009

La commune de Saint-Gildas a officiellement déclaré le Wimax comme "technologie non grata".

La technologie Wimax permet de fournir le haut débit via les ondes hertziennes quand l'ADSL n'est pas disponible. Pourtant, elle ne séduit pas toujours les communes situées en zones blanches où les internautes ont le choix uniquement entre le bas-débit etl'internet par satellite.

Mercredi dernier, le conseil municipal du village de Saint-Gildas a voté à l'unanimité contre le Wimax. D'après la mairie, cette décision est motivée par "la mauvaise qualité de réception des usagers mais surtout sur les risques sanitaires qui seraient liés à l'implantation des antennes émettrices et réceptives".

Saint-Gildas est une petite commune de moins de 300 habitants située entre Guingamp et Saint Brieuc dans les Côtes d'Armor (22). Les lignes téléphoniques des habitants sont reliées au noeud de raccordement de Quintin (QUIN22) situé à plus de 8 kilomètres. A cette distance, le signal ADSL est trop affaibli, ce qui explique l'inéligibilité dont sont frappés de certains internautes de Saint-Gildas.
Zone blanche de Saint Gildas dans les Côtes d'Armor 

Comme le montre la carte d'éligibilité ADSL ci-dessus (réalisée par Ariase.com), Saint Gildas est en plein coeur d'une vaste zone d'ombre (en bleu et vert) coincée entre plusieurs centraux téléphoniques (en rouge).

Le WiMax a été choisi par le Conseil Général 22 comme technologie principale pour désenclaver les communes trop éloignées des réseaux terrestres. Dans le cadre d'une délégation de service public, le 
CG22 a confié à LD Collectivités et Eiffage la construction du réseau @rmoric qui couvrira 100% du territoire d'ici l'été 2010.


Plutôt que le WiMax, les habitants de Saint-Gildas espéraient bénéficier de la solution NRA ZO proposée par France Télécom. Le NRA Zone d'Ombre consiste à créer un mini central téléphonique au plus près des zones normalement inéligibles à l'ADSL. Ces "irréductibles bretons" sauront-ils faire entendre leur voix et obtenir de l'ADSL à la place du WiMax ? Il y a de l'espoir. En effet, contrairement à d'autres départements, le CG22 a choisi de mettre en oeuvre plusieurs technologies pour déployer le haut débit. Un NRA ZO pourrait donc théoriquement être construit. Encore faut-il que les conditions financières, techniques et... politiques soient toutes réunies.

- Publié dans : Wimax
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Jeudi 6 août 2009

You Vox - Mercredi 05 Août 2009

Iliad se dit réjouit de l’ouverture de l’appel à candidatures pour la 4ème licence de téléphonie mobile.

L’opérateur confirme qu’il sera candidat à l’attribution de cette licence. Le marché de la téléphonie mobile en France avec ses 22 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel constitue un relais de croissance supplémentaire pour Iliad.

L’entrée sur ce marché s’inscrirait naturellement dans la stratégie industrielle du FAI.

Si a plusieurs reprise les dirigeants d’Iliad ont affirmé leur intérêt pour le mobile il sont également dit que le groupe pourrait vivre sans. Quoiqu’il en soit l’initiative de Bouygues Télécom, bien qu’elle soit un échec relatif, sur une offre mobile/internet fixe amorce la convergence de ce secteur et nécessite de posséder les deux offres.

Pour Iliad Free il est donc impératif de s’appuyer sur une offre mobile et d’obtenir cette 4ème licence mobile.

Iliad pourra s’appuyer sur sa marque Free, son réseau, ses capacités d’innovation, son savoir-faire commercial et sa base de 4.4 millions d’abonnés (soit environ 10 millions d’utilisateurs) pour développer des offres innovantes (convergente ?) à des prix attractifs.

N’oublions pas que Free est également détenteur de la seule licence nationale en Wimax et que le groupe pourrait bien déployer un réseau mixte 3G/Wimax pour l’accès à l’internet mobile et pourquoi pas à la TV Mobile ?

- Publié dans : Wimax
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Jeudi 6 août 2009
Le Progrès - Jeudi 06 Août 2009
 

Le juge des référés du tribunal administratif vient de rendre son verdict.

Bouygues Telecom souhaitait déplacer une antenne de 19 m de haut, et la remplacer par une autre de 32 m, non loin de là, rue du Petit Bois à Ecully. Le maire Yves-Marie Uhlrich, affirmant n'avoir « aucun pouvoir pour empêcher cela d'un point de vue urbanistique », ne s'est pas opposé à ce projet. Mais, tandis que les riverains lançaient une pétition de 600 signatures et débutaient des recours de leur côté contre Bouygues et la mairie, le maire d'Ecully a pris le 27 avril un arrêté municipal interdisant à Bouygues Telecom de déplacer son antenne.

Le juge a estimé que les raisons invoquées, principalement le principe de précaution pour des raisons de santé publique, ne nécessitaient pas l'urgence d'un tel arrêté qui a donc été suspendu.

L'affaire est loin d'être terminée puisque le collectif des riverains « Ecully Antennes relais : non merci » n'entend pas lâcher l'affaire.

- Publié dans : Actualités France
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Jeudi 6 août 2009
Europe 1 - Mercredi 5 Août 2009



La France compte 58,9 millions de clients aux services de téléphonie mobile, un chiffre qui ne cesse d’augmenter.


Il y aura bientôt plus de téléphones portables que d’habitants en France. 
Au 30 juin, on comptait dans l’Hexagone près de 59 millions de clients à un opérateur de téléphonie mobile, selon les chiffres publiés mercredi par l'Autorité de régulation des télécoms (Arcep). La croissance a été forte au deuxième trimestre, avec 678.600 nouveaux clients, contre 304.400 sur la même période il y a un an.

Le taux de pénétration du portable au sein de la population est désormais de 91,8%, contre 88,1% un an plus tôt. De fortes disparités géographiques persistent : quand l'Ile-de-France affiche un taux de pénétration de 130,8% – certains clients possédant plusieurs cartes Sim – la Franche-Comté reste à la traîne, avec 69,2%.

Les adeptes du forfait sont toujours plus nombreux (40,5 millions, +8,1% en rythme annuel), tandis que les utilisateurs de cartes prépayées ont baissé de 0,8% sur un an. Les opérateurs mobiles virtuels (Breizh Mobile, Coriolis Telecom, etc.) qui utilisent les réseaux des trois principaux opérateurs – Orange, SFR, Bouygues Telecom – comptaient 2.998.200 clients fin juin, soit une part de marché de 5,30% contre 4,67% un an plus tôt.

Difficile, aujourd’hui, de se passer du téléphone portable, devenu un objet incontournable de la vie quotidienne. Pourtant, cet objet demeure entouré d’un voile d’incertitude que la première session du « Grenelle des ondes », achevée en mai dernier, n’a pas permis de lever. La publication, en septembre, du rapport de l'Association française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) permettra peut-être d'avoir une idée plus claire des risques sanitaires liés aux ondes émises par les antennes-relais et les appareils eux-mêmes.

Interdire l’usage du téléphone portable à l’école pour les moins de 12 ans, voire les moins de 14 ans, avait été l’une des mesures-phares évoquées lors du « Grenelle des ondes ». En revanche, l’idée d’abaisser le seuil d’émission des ondes des antennes-relais à 0,6 volt par mètre, comme le réclame l’Association Robins des toits, avait été rejetée. Certaines municipalités ont invoqué le principe de précaution pour édicter un moratoire interdisant l’implantation de nouvelles antennes relais sur leur territoire. Ces moratoires ont tous été retoqués par des tribunaux administratifs.

L’idée d’expérimenter l’abaissement de ce seuil dans certaines villes a tout de même été retenue, sur une proposition de Robins des toits. Des villes comme Courbevoie, Pau ou Montreuil ont proposé leur candidature. Les communes choisies seront connues en septembre.

 
- Publié dans : Tendances du marché
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