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Mercredi 26 octobre 2011 3 26 /10 /Oct /2011 00:07

http://www.bastamag.net/article1846.html

Publié le 25 octobre 2011 par Simon GOUIN sur www.bastamag.net

Quel est l’impact des ondes électromagnétiques sur la santé ? Et quels sont les seuils à ne pas dépasser ? Malgré les alertes scientifiques, les pouvoirs publics français peinent à prendre des décisions en la matière. Alors que de nouvelles antennes sont installées un peu partout en France, avec l’arrivée du quatrième opérateur de téléphonie mobile, seules les mobilisations de citoyens, encouragées par des associations, semblent faire bouger les lignes.

 

« On court derrière un TGV », explique Marc Arazi, coordinateur national de l’association Priartem, qui demande une réglementation sur l’implantation d’antennes-relais de téléphonie mobile. En ce moment, son association est sur tous les fronts. Et ils sont nombreux. Un peu partout en France, de nouvelles antennes-relais sont installées. Ce sont celles de Free mobile, qui va devenir, début 2012, le quatrième opérateur de téléphonie mobile français. Selon les jours, Priartem reçoit entre 6 et 10 demandes pour soutenir des riverains qui luttent contre ces installations.« Tous les jours, des réunions publiques sont organisées à travers le pays », résume Marc Arazi.

Ici, des parents d’élèves luttent contre une antenne située à proximité de l’école de leurs enfants. Là, des habitants d’un lotissement demandent qu’une antenne installée dans le jardin de leur voisin soit déboulonnée.« Les opérateurs peuvent donner entre 10 000 et 15 000 euros par an à un particulier pour qu’il héberge une antenne relais », note Marc Arazi. Quant à la « 4G », il en a vaguement entendu parler.« Les opérateurs nous disent qu’elle permettrait de réduire les émissions, rapporte-t-il.Mais nous ne les croyons pas. »

Des municipalités préfèrent la prudence

Des municipalités prennent des arrêtés. Comme, par exemple, la commune de Varades, en Loire-Atlantique, qui a demandé, début septembre, l’abaissement des ondes électromagnétiques à 0,6 V/m sur son territoire. Un seuil que préconise le Conseil de l’Europe depuis mai 2011. En février 2010, la mairie de Bordeaux a également voté une réglementation restrictive pour l’implantation d’antennes de téléphonie mobile : les riverains seront désormais associés à la décision [1]. À Paris, après l’échec des négociations sur le renouvellement de la charte des opérateurs, toute nouvelle installation d’antenne a été suspendue par la municipalité. Les opérateurs (Bouygues, Free, SFR, Orange) souhaitaient l’augmentation du seuil de puissance autorisée [2].

« Les municipalités sont responsables des nuisances produites par une entreprise qui est sur leur territoire, indique Catherine Gouhier, secrétaire générale du Criirem, le Centre de recherche et d’information indépendant sur les rayonnements électromagnétiques non ionisants. Le Criirem informe les municipalités, qui ont la possibilité de refuser l’installation d’antennes sur leurs bâtiments publics. Mais les maires sont-ils en droit de prendre des arrêtés dans ce domaine ? Le Conseil d’État devrait prochainement se prononcer contre ces décisions :« Les décisions du maire ne peuvent se substituer à celles du ministère chargé des communications numériques et de l’Agence nationale des fréquences[en charge du contrôle des fréquences] », a recommandé Xavier de Lesquen, rapporteur au Conseil d’État, chargé d’examiner les arrêtés de deux communes restreignant l’implantation d’antennes relais.

Un décret signé à la hâte

Une recommandation surprenante ? Pas si l’on en croit les révélations duCanard enchaîné [3] : Xavier de Lesquen est l’ancien patron du Défi Bouygues Telecom Transiciel, qui a participé en 2000 à la Coupe de l’America,« avec un bateau de 60 millions de francs dont les deux tiers ont été fournis par l’opérateur de téléphonie mobile »… Des faits trop anciens pour qu’un conflit d’intérêts existe, a répondu le Conseil d’État.

Mais un arrêt rendu par la cour d’appel de Montpellier, en septembre dernier, pourrait changer la donne. Il ordonne à SFR de démonter une antenne située à 80 mètres des maisons des plaignants. Ce jugement nie le rôle de service public souvent mis en avant par les opérateurs, et s’appuie sur le principe de précaution. « Une première qui risque de faire jurisprudence », se félicite Catherine Gouhier. Seule la justice, saisie par des citoyens, semble pouvoir pallier la réglementation française pour le moins laxiste dans ce domaine. Trois parlementaires européens, dont la française Michèle Rivasi (EELV), fondatrice du Criirem, ont demandé la révision des limites européennes d’exposition, qui datent de 1999 ! De nombreux appareils sans fil n’existaient pas encore...« Nous sommes au-delà de la phase d’alerte concernant l’utilisation abusive de la téléphonie mobile », a déclaré l’euro-députée.

De flagrants conflits d’intérêts

En France, c’est le décret du 3 mai 2002, signé à la hâte entre les deux tours de l’élection présidentielle, qui fixe les émissions maximales des antennes. Selon les fréquences, les puissances autorisées vont de 41V/m à 61V/m. Loin du 0,6 V/m aujourd’hui préconisé par les scientifiques et le Conseil de l’Europe ! Ces puissances sont tellement élevées qu’elles ne sont jamais atteintes. Autant dire que les opérateurs ne sont pas contraints… Mais un second décret, d’octobre 2006, vient contredire le premier. Il fixe une limite de 3V/m à la compatibilité électromagnétique des appareillages électroniques, par exemple les pacemakers.« Personne ne vérifie que cette norme est appliquée, regrette Catherine Gouhier.L’Agence nationale des fréquences n’est chargée que du décret de 2002. Pour celui de 2006, c’est le service des fraudes et des douanes qui doit s’en charger. »Or, ce service n’a pas d’ingénieur qui soit compétent dans ce domaine, ni d’instrument de mesure.

Mais sur quelles données scientifiques repose le décret du 3 mai 2002 ? Sur les recommandations de l’Institut international de protection contre les rayonnements non ionisants (ICNIRP). Or« l’ICNIRP a été dénoncé par les eurodéputés comme étant une émanation des industriels du secteur », indique l’association Robin des Toits, qui lutte contre les dangers supposés de la téléphonie mobile. Parmi les membres de cet institut, on trouve notamment Bernard Veyret, un scientifique français dont le laboratoire reçoit des financements d’Orange et de Bouygues Telecom, comme le montre sa déclaration d’intérêts personnels.

« Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose »

Des conflits d’intérêts qui sont apparemment nombreux. Ainsi, les études démontrant la non-nocivité des ondes sont souvent réalisées par des scientifiques liés aux opérateurs. En reliant les études et leurs sources de financement, un article du journal américain Microwave News fait apparaître que les études commanditées par les entreprises et l’armée de l’air des États-Unis montrent majoritairement que les ondes électromagnétiques n’ont aucun effet… Autre exemple : en mai dernier, s’est tenue une réunion au Centre international de recherche sur le cancer, le laboratoire de l’organisation mondiale de la santé (OMS) installé à Lyon. Juste avant cette réunion, l’association Priartem révèle que le président du groupe d’experts « épidémiologie », Anders Ahlbom – également expert pour l’ICNIRP –, exerce une activité de conseil auprès des entreprises de télécommunications. « Le lendemain, il était remplacé. Et l’OMS a ensuite classé les ondes électromagnétiques comme étant possiblement cancérigènes », raconte Marc Arazi. Sans la révélation de ce conflit d’intérêts, l’OMS aurait-elle pris cette décision ?

« Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose », cite Franz Adlkofer [4] pour expliquer l’effet de ces études qui affirment que les ondes électromagnétiques ne sont pas nocives pour la santé. Entre 2000 et 2004, ce professeur allemand a coordonné l’étude européenne Reflex, sur les ondes électromagnétiques, rassemblant les travaux de 12 équipes de chercheurs, provenant de 7 pays différents. Ses résultats montrent les dommages génétiques provoqués par une exposition chronique aux rayonnements des fréquences utilisées par la téléphonie mobile.

Le Wifi interdit dans les écoles

Les effets génétiques sont également pointés dans le rapport Bioinitiative, publié en 2007 et portant sur 1 500 publications scientifiques. Ce rapport alerte aussi sur les liens entre ondes électromagnétiques et tumeurs du cerveau, neurinomes acoustiques, cancers enfantins, effets neurologiques, maladie d’Alzheimer, cancers du sein, etc. Les chercheurs appellent à un seuil de précaution sanitaire de 0,6V/m. Un seuil repris par le Conseil de l’Europe, en mai 2011, qui préconise même, dans un deuxième temps, son abaissement à 0,2V/m.

Or, en moyenne, en France, les niveaux d’exposition se situeraient entre 0,1 et 5 V/m, d’après un rapport publié en août 2011, à la suite du Grenelle des ondes de 2009. Ou, d’après le Criirem, qui finalise actuellement une étude statistique sur le sujet, entre 1 et 2 V/m sur 80 % du territoire. Loin, en tout cas, du 0,6V/m préconisés par les scientifiques. Sans compter que ces recommandations ne concernent pas le Wifi, dont les émetteurs se multiplient, et dont les effets seraient également nocifs. L’Angleterre, l’Allemagne et l’Autriche l’ont d’ailleurs interdit dans les écoles. En France, aucune réglementation ne vient contraindre son utilisation. Pourtant, ces technologies auraient un effet déclencheur ou promoteur de l’électro-hypersensibilité de plus en plus de personnes.

L’enfer pour les personnes électro-hypersensibles

Depuis deux ans, Anne Cautain s’est réfugiée dans une grotte d’un hameau des Hautes-Alpes. En janvier 2009, cet agent d’entretien d’une résidence universitaire est devenue électro-hypersensible. Elle vivait dans un appartement HLM, situé à 50 mètres de 3 antennes-relais installées sur un toit d’immeuble. L’installation du Wifi sur son lieu de travail a déclenché ses symptômes : douleur intracrânienne très forte, tachycardie, veines des bras qui gonflent, picotements cutanés au bas du visage, troubles digestifs, sensation de brûlures. Anne Cautain a d’abord essayé de dormir dans une cave ou dans une voiture, avec une couverture de survie. Puis sa sensibilité s’est amplifiée : elle est devenue sensible aux appareils électriques, du réfrigérateur jusqu’au réveil alimenté par une pile.

Ce n’est que dans une grotte qu’elle a pu trouver refuge, les parois de la roche empêchant les ondes de passer. Puis elle a pu louer une petite maison de l’ONF pendant quelques mois. Une maison en dehors de tout champ électromagnétique, disponible jusqu’à la fin de l’été.« Il est très difficile de trouver des endroits sans onde », note sa fille, qui cherche à alerter les pouvoirs publics.« Ma mère va devoir retourner dans sa grotte, pour y passer l’hiver. »À la suite de l’installation de nouvelles bases d’émission d’ondes, l’entrée de la grotte est désormais « irriguée ». Anne Cautain ne peut plus s’en approcher.

En quête d’une « zone blanche »

L’électro-sensibilité d’Anne Cautain est survenue subitement. Mais dans la majorité des cas, l’apparition des troubles est plus progressive. C’est le cas, par exemple, pour Marine Richard. Écrivaine et journaliste, cette femme de 36 ans a tout quitté pour échapper aux ondes. Elle vit aujourd’hui dans une roulotte, dans le jardin d’une amie.« En présence d’ondes, certaines parties de mon cerveau sont moins irriguées, explique-t-elle.Notamment la zone de la mémoire, comme pour les malades d’Alzheimer. Je suis en état de choc, je ne réagis plus. »

Marine Richard est porte-parole de l’association Une terre pour les EHS – EHS pour électro-hypersensibles. Créée en avril 2011, soutenue par des médecins, des scientifiques, et des organisations nationales et internationales, l’association compte aujourd’hui plus de 400 membres. Et des « appels au secours » affluent tous les jours. En septembre dernier, l’association a organisé un rassemblement d’EHS dans la forêt de Saoû, à 40 km à l’est de Valence, l’une des dernières « zones blanches » en France. Son objectif ? Interpeller les pouvoirs publics sur leur pathologie, et demander la création d’un lieu préservé des champs électromagnétiques où les EHS pourraient vivre sans mettre en danger leur santé.

Vers un nouveau scandale sanitaire ?

Pour l’instant, leur demande s’avère vaine. Pire, l’indifférence générale règne. En France, contrairement à la Suède, où 290 000 EHS sont recensés, l’électro-hypersensibilité est loin d’être officiellement reconnue. Un rapport du Grenelle des ondes les renvoie à la psychiatrie…« Notre combat est difficile, déclare l’association Une terre pour les EHS,car il implique la suppression des technologies sans fil sur une minuscule partie du territoire, ce qui remet en cause la volonté de couverture intégrale des opérateurs de téléphonie mobile. »

Les EHS sont-ils des personnes plus sensibles que la moyenne ? Ou des révélateurs de ce qui pourrait atteindre une large partie de la population, d’ici quelques années ?« C’est une question de temps, mais le scandale sanitaire est inéluctable », estime Marine Richard. D’une part, le niveau d’ondes augmente constamment. D’autre part, les jeunes générations sont exposées de plus en plus tôt à ces rayonnements. En tout cas, la courbe des EHS ne fait qu’augmenter.« Actuellement, on estime que 2 % de la population serait sensible, à un stade ou un autre, aux ondes électromagnétiques, indique Marc Arazi, de Priartem.Dans quelques années, ils seront 7 %. Chacun aurait un potentiel électromagnétique, qu’il doit gérer. Il y a derrière un choix de société. »

Tous cobayes d’une expérience grandeur nature ?

« Il faut qu’il y ait une vraie réflexion sur ce que doit être la téléphonie mobile », avance Marc Arazi. Car baisser les émissions des antennes-relais est possible. À 0,6V/m, les téléphones portables fonctionnent… Mais à l’extérieur des bâtiments uniquement. Pour l’intérieur, Priartem recommande d’utiliser le téléphone fixe filaire.

En fait, pour limiter les émissions à 0,6V/m sur l’ensemble du territoire, sans diminuer l’utilisation du téléphone portable, il faut ajouter de nouvelles antennes. Mais toute nouvelle installation fait peur. « Or, il vaut mieux avoir plus d’antennes avec des puissances plus faibles, précise Catherine Gouhier. Pas facile de le faire comprendre. » Pour les opérateurs, installer de nouvelles antennes entraîne de nouveaux coûts. Ce qu’ils veulent à tout prix éviter. « On mène actuellement la plus grande expérience biophysique jamais réalisée, estime le professeur Franz Adlkofer. Et ce, sur l’humanité entière, expérience dont l’issue est plus qu’incertaine. »

Pour tester l’abaissement des émissions, le Comité d’opération sur l’exposition aux ondes radio (Comop) a été mis en place par le Grenelle des ondes, en 2009. Les négociations sont fastidieuses. « Les opérateurs prennent aujourd’hui prétexte qu’en baissant les émissions des antennes, en cas d’une urgence, si quelqu’un ne peut pas appeler, ils seront accusés en justice de ne pas avoir respecté leur contrat avec l’État, raconte Catherine Gouhier, du Criirem. Donc que c’est à l’État de signer un décret les autorisant à baisser la couverture du territoire. Cela devient grotesque. »

Simon Gouin

Notes

[1] L’arrêté du 12 février de la ville de Bordeaux décide que les projets d’implantation seront soumis à une commission comportant des associations de riverains ; que toute augmentation de l’état présent des niveaux de champs électromagnétiques est interdite ; et que toute implantation à moins de 100 mètres d’un lieu accueillant des enfants est interdite.

[2] à 10 ou 15 V/m contre 2 V/m actuellement

[3] Une antenne relais au Conseil d’État, Jean-Michel Thénard, 12 octobre 2011.

[4La protection contre les radiofréquences en conflit avec la science

 

Publié dans : Actualités France
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Lundi 17 octobre 2011 1 17 /10 /Oct /2011 23:33

Publié le 17 octobre 2011 sur Clubic.com par Alexandre Laurent

La ville de Paris annonce la rupture de la charte qui la liait à la fédération française des télécoms. Elle dénonce les exigences formulées par les opérateurs mobiles quant à l'installation et à l'exploitation des antennes relais sur le territoire de la capitale.

Antenne relais

Panique sur les ondes ? Dans un communiqué, la ville de Paris a annoncé jeudi la rupture de la charte qui encadrait ses relations avec les opérateurs mobiles français. Elle affirme que les négociations nécessaires au renouvellement de cette charte n'ont pu être menées à bien, en raison des « exigences inacceptables » formulées par la fédération française des télécoms, qui réunit les principaux acteurs du secteur.

« Aujourd'hui 13 octobre, les Parisiennes et les Parisiens ne bénéficient plus des garanties apportées par la Charte Parisienne de la Téléphonie Mobile, tant du point de vue de la transparence que des seuils d'exposition aux ondes électromagnétiques de téléphonie mobile », écrit la mairie dans un communiqué.

Signée en 2003, cette charte propre à la ville de Paris visait donc à compléter les réglementations nationales relatives au déploiement des réseaux mobiles et aux enjeux sanitaires associés. Elle fixait par exemple à 2 V/m sur 24 heures le seuil maximum d'exposition aux ondes électromagnétiques de téléphonie mobile. Les opérateurs, soucieux d'augmenter l'efficacité de leurs réseaux parisiens, souhaitaient selon la ville augmenter ce seuil à 10, voire 15 V/m.

La fédération française des télécoms se dit quant à elle « surprise que la Ville de Paris fasse état d'une rupture des négociations alors que la réunion du 13 octobre était précisément la première réunion de négociation sur un projet de texte remis par la Ville le 19 septembre, et sur lequel la Fédération avait fait un certain nombre de propositions ».

Les élus écologistes du conseil de Paris appellent de leur côté la ville à faire plus ample pression sur les opérateurs en interdisant l'installation de nouvelles antennes tant que tous n'ont pas retrouvé la table des négociations. L'achoppement des discussions pourrait ne pas faire les affaires de Free Mobile, qui procède actuellement au déploiement de ses propres antennes sur le territoire français.

 

Publié dans : Villes fortement engagées
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Jeudi 7 juillet 2011 4 07 /07 /Juil /2011 23:41

Publié le 27 Juillet 2011 par Matthieu Lamelot sur Tom's Hardware

http://www.presence-pc.com/tests/ondes-electromagnetiques-criirem-23374/

L'ubiquité d'Internet ne fut pas la seule révolution à avoir secoué l'informatique dans les années 2000. Une avancée au moins aussi importante fut l'avènement des communications sans fil qui ont proliféré sous diverses formes : GSM, WiFi, DECT, Bluetooth, 3G, WiFi. La liberté offerte par ces liaisons radio leur a garanti un succès planétaire, au point qu'elles nous sont aujourd'hui indispensables.

 

Mais très rapidement les ondes ont aussi été accusées de représenter un danger à long terme pour la santé publique. Le sujet est complexe et sensible. De très nombreuses études ont été réalisées sans qu'une réponse claire et définitive ait pu être apportée, 20 ans après le déploiement des premiers réseaux GSM.L'incertitude a donné naissance a de nombreuses idées reçues parfois fausses, parfois fondées. Nous avons voulu répondre aux plus courantes, mesures à l'appui, en partenariat avec l'association Centre de Recherche et d'Information Indépendant sur les Rayonnements ÉlectroMagnétiques non ionisants, autrement dit, le Criirem.

Ondes : quelles sont les doses admissibles ?

La réponse à cette question dépend largement de celui qui la donne, mais rappelons simplement les normes réglementaires actuellement en vigueur en France. L’intensité des champs électromagnétiques est couramment exprimée en Volt par mètre (V/m). Le décret 2002-775 du 3 Mai 2002 fixe des limites variables selon la fréquence utilisée : 41 V/m pour les antennes relais GSM à 900 MHz, 58 V/m pour les GSM 1800 MHz et 61 V/m pour les antennes UMTS à 2100 MHz.

 

Il existe par ailleurs des limites pour les téléphones mobiles et smartphones. Leur puissance d’émission (puissance isotrope rayonnée équivalente, ou PIRE) est limitée à 2 W et ils doivent posséder un Débit d’Absorption Spécifique (DAS) de 2 W/kg. Le DAS exprime l’énergie absorbée par les organismes vivants en Watts par kilogramme de tissus(W/kg). Les téléphones DECT partagent avec les téléphones mobiles cette limite d’un DAS de 2 W/kg. 

 

Les routeurs WiFi, les oreillettes Bluetooth, les antennes Wimax doivent également respecter des limites de puissance rayonnée. Les équipements WiFi, sont limités à 100 mW (dans la bande des 2,4 GHz) ou 200 mW dans la bande 5 150-5 350 MHz et 1 W dans la bande 5 470-5 725 MHz. Les équipements Bluetooth sont répartis en trois classes. Ceux de classe 1 émettent moins de 100 mW, ceux de classe 2 moins de 2,5 mW, et ceux de classe 3 moins de 1 mW.

Faut-il aller vivre à la campagne ?

Face à ce que certains appellent la pollution électromagnétique, il peut être tentant d'aller s'installer à la campagne, loin des centres urbains. Est-ce une bonne solution ? Pour le savoir, nous avons pris des mesures à deux endroits différents. Le premier fut choisi dans la banlieue immédiate de Paris, à Courbevoie, dans une zone urbaine densément peuplée. Le second était son opposé : une maison située dans la campagne francilienne (Bréval) dont le premier voisin est éloigné de plus de 100 m. Chaque lieu possédait un équipement similaire : 4 téléphones cellulaires, au moins une borne WiFi, un ou plusieurs téléphones DECT, une femtocell UMTS. Afin de comprendre l'influence de chaque équipement, nous les avons éteints puis rallumés un à la fois.

 

En zone rurale, tous les équipements radio de la maison éteints, le champ électromagnétique latent était de 0,37 V/m. Le principal contributeur était la télévision hertzienne (0,3 V/m), un émetteur sur lequel on ne peut pas agir. Il y avait également une petite contribution d'une antenne GSM lointaine (0,03 V/m) et celle du téléphone DECT d'un voisin éloigné (0,1 V/m).

 

En zone urbaine, le niveau de champ global était de… 0,3 V/m. La différence absolue est ténue, mais on remarque que ce niveau de base était réparti sur un plus grand nombre de fréquences : FM-TV (0,1 V/m), GSM 900 (0,01 V/m), GSM 1800 (0,05 V/m), UMTS (0,04 V/m), Wifi (0,02 V/m).

 

Nous devons cependant souligner un point important : ces mesures sont susceptibles de varier significativement dans le temps. Par exemple, comme nous le verrons plus loin, il suffit qu’un voisin approche allume son WiFi ou passe une communication via son DECT pour que le champ reçu dans l’appartement augmente. Ce phénomène est évidemment plus probable en zone urbaine qu’en campagne.

Faut-il se méfier des antennes-relais ?

Nous venons de voir qu'habiter à la campagne n'est pas une garantie pour diminuer le niveau d'émissions électromagnétiques reçues. A dire vrai, cela peut même être néfaste.

 

Les réseaux cellulaires tirent leur nom du fait qu’ils sont formés de cellules, des zones où le réseau est créé par une antenne relais. Comme nous l’a expliqué Jean-Luc Vuillemin, directeur de la production réseau chez Orange, chaque cellule a une taille donnée, fixée lors de l’installation de l’antenne selon plusieurs paramètres. L’un de ces paramètres est le nombre de clients à servir. Chaque antenne possède en effet une capacité identique et limitée. En zone urbaine, ce nombre maximum de clients sera atteint rapidement à cause de la forte densité de population ; la taille de la cellule sera donc assez restreinte (typiquement 350 à 400 m de rayon à Paris chez Orange). En zone rurale, la taille d'une cellule pourra être nettement plus large (la norme GSM fixant une limite de 35 km de rayon pour les cellules GSM 900). Or plus la cellule est grande, plus la puissance émise par l’antenne pour la couvrir est importante. A une distance identique d’une antenne relais, deux habitations ne recevront pas la même « dose » d’ondes selon qu’elles sont situées dans une grande cellule à la campagne ou dans une petite cellule à la ville.

 

On peut donc vouloir s’éloigner au maximum des antennes relais. Ce n’est pas forcément une bonne idée. En effet, un téléphone mobile module la puissance du signal qu'il émet en fonction de la qualité du signal qu'il reçoit afin de maintenir l'intégrité de la connexion. Moins le réseau est fort, plus le téléphone émet : il crée alors à proximité immédiate de l’utilisateur un champ beaucoup plus intense que l’antenne relais. Ce phénomène est très bien illustré par nos mesures.

 

Dans notre lieu de test rural, les réseaux cellulaires ne sont quasiment pas reçus : nous n'avons rien relevé sur les bandes GSM 1800 ou UMTS et le GSM 900 oscillait entre 0 et 0,03 V/m. Pourtant, une fois les téléphones allumés, nous avons relevé de très fortes intensités en GSM 900, de l’ordre de 2,9 V/m. Cette valeur étaient obtenue à environ 2 m des téléphones. Selon le Criirem, on peut mesurer jusqu’à 50 V/m si l’on se place à seulement 2 cm d’un téléphone. L’exposition résultante pour les habitants de ce foyer rural était alors significativement plus élevée que dans notre point de mesure urbain où les réseaux sont toujours captés (bien qu'à des intensités faibles). Là, l'allumage des téléphones a eu une faible influence : l'UMTS est monté de 0,04 V/m à 0,1 V/m et le GSM 1800 de 0,05 V/m à 0,08 V/m. S’éloigner au maximum des antennes relais n’a donc de sens que si on se passe complètement de téléphone portable.

Faut-il éteindre son WiFi ?

Après les réseaux cellulaires, le WiFi est la technologie qui fait le plus souvent l'objet de critiques. Quelle est donc l'intensité du champ généré par un routeur WiFi comme les box ADSL présentes dans de si nombreux foyers ?

 

Nos deux lieux de test étaient différemment équipés en WiFi. Dans le rural, le réseau (WiFi g 2,4 GHz) est créé par une Livebox Pro et répété pour couvrir toute la maison. Dans l'urbain, deux réseaux sont créés par une TimeCapsule Apple (WiFi g/n : l'un en 5 GHz, l'autre en 2,4 GHz) et un troisième réseau est émis par une borne Apple Airport Extreme (WiFi g, 2,4 GHz). Le spectromètre que possède le Criirem ne sachant pas capter les fréquences au delà de 3 GHz, le réseau WiFi n 5 GHz fut donc ignoré par nos mesures.

 

Malgré une grande différence de configuration, nous avons relevé la même intensité dans chaque lieu : 0,3 V/m sans client, 0,5 V/m au maximum avec clients actifs. C'est 6 fois moins que le maximum émis par les smartphones. C'est également très proche du niveau de base mesuré aux mêmes endroits. Les réseaux WiFi semblent donc moins inquiétants que les réseaux cellulaires. Ils ont néanmoins ceci de particulier d’émettre près de la fréquence 2450 MHz, celle qui est utilisée par les fours micro-ondes. Cette fréquence est la plus efficace pour agiter les molécules d'eau ce qui provoque un échauffement et la cuisson des aliments. Pour un même niveau d’exposition, l’effet du WiFi pourrait donc être plus important que celui des réseaux cellulaires.

Peut-on éteindre complètement son WiFi ?

Si l'on souhaite vivre sans WiFi chez soi, on est rapidement confronté au fait que toutes les box Internet fournies par les opérateurs sont livrées avec le WiFi activé par défaut. Peut-on faire confiance aux box pour éteindre complètement leur WiFi ? Le cas des Freebox V5 est connu : ces box utilisent un réseau WiFi pour communiquer avec le boîtier TV, réseau qui persiste même lorsque l'utilisateur "désactive le WiFi" dans l'interface de gestion Free. Les Freebox suivantes recourent au CPL et ne posent a priori plus le même problème. Sur les Freebox, SFR box et BBox il faut également prendre garde à désactiver le WiFi communautaire ou hot spot, ce second réseau WiFi qui partage votre connexion avec tout abonné du même opérateur. Dans notre test, nous avons pu constater que la LiveBox Pro éteignait bien complètement son émission, de même que les bornes Airport et TimeCapsule.

 

Cependant, couper le WiFi de sa box n'est pas suffisant pour s'en prémunir totalement : il faut également convaincre ses voisins. Nous avons ainsi détecté un réseau WiFi à 0,02 V/m dans notre lieu de test urbain même lorsque toutes les bornes de l’appartement étaient éteintes. Ce problème aura naturellement moins de chance de se manifester à la campagne, puisque les voisins sont mécaniquement plus éloignés.

 

Il faut également faire attention aux autres équipements que les box ou bornes WiFi. Smartphones, consoles de jeux, PC portables continueront à émettre pour chercher un réseau auquel se connecter si on ne désactive pas leur puce WiFi.

Vaut-il mieux téléphoner avec son smartphone ou avec son DECT ?

Par un réflex sans doute conditionné par le prix des communications, on préfère appeler via son téléphone fixe que par son smartphone. Or ce téléphone fixe est le plus souvent sans fil, de type DECT. Qu'en est-il de leur niveau d'émission ?

 

Il est élevé, voire même très élevé. Au cours de nos mesures nous avons relevé entre 0,7 V/m et 1,3 V/m pour les deux téléphones DECT de nos deux foyers tests. C'est largement supérieur aux réseaux WiFi et seulement dépassé par les smartphones lorsque ces derniers sont coupés de leur réseau cellulaire. Pire encore, les bases des téléphones DECT continuent généralement d'émettre même lorsqu'on n'est pas en communication (les combinés n’émettent heureusement qu’en communication) .

 

Exemple de Babyphone \D'après nos partenaires du Criirem, cette surpuissance est due à la génèse des DECT : lors de leur mise sur le marché ils devaient résoudre les soucis de communication rencontrés avec les téléphones sans fil analogiques. Ils furent donc pensés pour maximiser leur portée (généralement garantie à 100 ou 300 m), pas pour minimiser leur puissance. Si vous cherchez à minimiser votre exposition aux ondes électromagnétiques, il vaut donc mieux éviter les DECT. Certains constructeurs ont heureusement lancé des DECT optimisés, parfois dits Eco DECT, censés moduler leur puissance d'émission en fonction de la distance d'éloignement du combiné et couper l'émission lorsque qu’aucune communication n’est passée ou que le combiné est sur sa base. La situation est identique pour les écoute-bébés ou baby-phones qui communiquent en DECT. Là encore, on commence à voir apparaître des modèles optimisés.

Faut-il avoir peur des femtocell ?

Depuis la fin 2008, SFR est le premier opérateur en France à proposer à ses clients d'installer chez eux une femtocell. Nous avons déjà eu l'occasion de tester cette mini-antenne relais domestique (cf. Test femtoccell : améliorer sa réception cellulaire). Son principe est de partager la connexion à internet d’une box ADSL classique via un un réseau 3G local. Les personnes se trouvant dans une zone blanche bénéficient alors d'une connexion 3G à leur domicile ou dans leur entreprise. La cible privilégiée des femtocells est donc les habitants des zones non ou mal couvertes en 3G.

 

On peut être réticent à l'idée d'installer dans ses murs une antenne relais, fut-elle "femto". Cependant, nos mesures montrent que la puissance émise par cette antenne est réellement très faible. Nous l'avons installée à notre emplacement de test campagnard, d’où les réseaux 3G sont parfaitement absents en temps normal. Après allumage de la femtocell, le champ électrique dans les fréquences de la 3G était de 0,1 V/m, une valeur parmi les plus basses que nous ayons mesurées, bien loin d'un téléphone DECT (≈ 1 V/m) ou d'une box WiFi (0,5 V/m). En outre, la présence de la femtocell diminue la puissance émise par les téléphones clients, qui jouissent alors d'une excellente réception. Loin d'être un danger, la femtocell peut donc être une solution pour diminuer la pollution électromagnétique ambiante. Ces mesures ont agréablement surpris les techniciennes du Criirem venues les réaliser. « Ma surprise se situe sur la pico antenne qui semble tout à fait raisonnable »a commenté Myriam Galbrun. « [Cela] confirme notre vision de multiplier des antennes moins puissantes pour la téléphonie mobile ». Le Criirem milite en effet en faveur de la multiplication des antennes relais, associée à une diminution de la puissance de chacune d'elles afin d'améliorer la couverture tout en minimisant les risques.

 

Il serait aussi logique que les opérateurs facturent les appels passés via une femtocell non pas sur l'abonnement mobile mais sur l'abonnement ADSL, puisque c'est par cette connexion qu'ils transitent.

Et le four micro-ondes ?

Les téléphones portables, DECT et le WiFi ne sont pas les seuls émetteurs de champs électromagnétiques couramment rencontrés dans un foyer. Le four micro-ondes en est un autre. Son fonctionnement est assez simple : un rayonnement électromagnétique est généré à très forte puissance (dépendante des modèles mais aux environs de 1000 W) dans l’enceinte du four. Cette forte énergie agitent les molécules d’eau ce qui provoque le réchauffement ou la cuisson désirés.

 

Évidemment, pour que l’utilisation d’un micro-ondes soit sans danger, il faut que le rayonnement reste confiné dans l’enceinte du four, idéalement parfaitement étanche. Dans la réalité, la porte laisse toujours filtrer une partie de l’énergie. Ces fuites sont encadrées par des normes : en France, elles ne doivent pas dépasser 137 V/m à 5 cm du four. Les fuites sont généralement bien inférieures. Plusieurs études citées par l’Office fédéral de la santé publique suisse montrent que les fours émettent généralement moins de 39 V/m. Le Criirem de son côté n'a pas mesuré des fours à plus de 60 V/m. Ces valeurs sont très élevées par rapport aux mesures que nous avons évoqué jusqu'à maintenant. La différence s’explique simplement par l’éloignement de notre sonde de mesure des équipements. La puissance reçue diminuant avec le carré de la distance, une mesure réalisée à 5 cm d’un émetteur donne un résultat 100 fois plus élevé qu’une mesure réalisée à 50 cm du même émetteur. Pour minimiser son exposition il faut donc s’éloigner de son four micro-ondes.

Le cas du Wimax et du Bluetooth

D’autres technologies de communication sans fil existent, l’une des plus répandues étant le Bluetooth que nous n’avons pas inclus dans nos mesures. Comme le WiFi, le Bluetooth émet dans une bande de fréquences allant de 2400 à 2480 MHz. Cependant le Bluetooth est une technologie pensée pour minimiser sa consommation en limitant la portée ou le débit. La plupart des oreillettes Bluetooth sont de classe 2, c’est-à-dire que leur puissance d'émission est limitée à 2,5 mW et leur portée à 10 m. Par comparaison, les équipements WiFi sont limités à 100 mW (dans la bande des 2,4 GHz) ou 1 W dans la bande des (5 GHz) et les smartphones sont limités à 2 W. Les oreillettes ont cependant ceci de particulier qu’elles sont utilisées au plus près du corps, comme les téléphones portables. Il existe en outre des périphériques Bluetooth Class 1, offrant une portée de 100 m grâce à une puissance d’émission portée à 100 mW.

 

Le Wimax est l’exact opposé du Bluetooth : cette technologie doit pouvoir couvrir de très longues portées (plusieurs kilomètres), et des débits suffisants pour un accès à internet haut débit. Les normes Wimax prévoient diverses fréquences, mais en France, c’est une bande située autour de 3,5 GHz qui est employée. La puissance des émetteurs varie selon les implantations entre 10 et 40 W selon l’Agence Nationale des Fréquences, des puissances très proches de celles des antennes relais GSM/3G (entre 20 et 60 W d’après Orange). En France, le Wimax fut porteur de nombreux espoirs pour les habitants des zones dites "blanches", mal couvertes par l'ADSL. Mais la technologie n'a jamais vraiment décollé. Le faible nombre d'utlisateurs fait qu'il y a eu également peu d'études sur les effets éventuels des ondes de 3,5 GHz.

Electrosensibilité : faux malades ou vrai problème ?

L’impact des ondes électromagnétiques sur la santé des êtres humains fait l’objet d’un intense débat depuis l’apparition des premiers téléphones portables. Depuis de longues années certaines associations civiles mettent en garde contre les dangers potentiels de cette technologie, alors que les pouvoirs publics et les industriels tiennent, eux un discours plus rassurant. Au fur et à mesure, certaines personnes se sont décrites comme électrosensibles, et évoquent des problèmes de santé liés au téléphone portable, aux antennes relais, etc.

 

Tout récemment, un pas significatif a tout de même été franchi : Le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) de l’OMS a classé les champs électromagnétiques de radiofréquences comme peut-être cancérogènes pour l’homme (Groupe 2B).

 

Président de l'ARTAC, le Pr Dominique Belpomme est cancérologue, Université Paris-Descartes. Par ailleurs, en France, un médecin cancérologue, le professeur Belpomme, étudie depuis 2008 les témoignages des personnes qui se déclarent électrosensibles. Pour lui, ces personnes sont de vrais malades, leurs symptômes ne résultent pas de maladies psychosomatiques ou psychiatriques.

 

A partir de plusieurs centaines de consultations, le professeur Belpomme a décrit un Syndrome d'Intolérance aux Champs Electromagnétiques (SICEM) qui se manifeste d’abord par de légers troubles neurologiques (maux de tête, fourmillements dans les membres, acouphènes, etc.) puis par de l’insomnie, de la fatigue, éventuellement une dépression, avant d’évoluer vers des déficits d’attention et de concentration et des pertes de mémoire immédiate.

 

Au fil du temps, les malades deviennent sensibles à des champs électromagnétiques d’intensité de plus en plus faible. En plus des symptômes, ce SICEM se remarque par des perturbations biologiques mesurables. Le professeur a mis au point un traitement, qui montre pour le moment des résultats encourageants, faisant regresser les symptômes chez une majorité des patients.

 

Ces recherches vont faire l’objet de publication dans des revues scientifiques à comité de lecture au cours de cette année. Les résultats de ces recherches pourraient aboutir d’ici 2015 à la reconnaissance par l’OMS de l’intolérance aux champs électromagnétiques comme une affection à part entière et pourraient pousser les pouvoirs publics, notamment en France, à reconnaître l’électrosensibilité comme une situation clinique permettant aux malades d’obtenir réparation comme c’est déjà le cas en Suède. Pour en apprendre plus sur ces recherches, vous pouvez consulter le site de l'ARTAC (l'Association pour la recherche thérapeutique anti-cancéreuse) présidée par le Pr. Belpomme.

Comment minimiser son exposition aux ondes

La question cruciale de l'effet des ondes électromagnétiques sur la santé humaine n'est toujours pas tranchée. Toutefois, les radiofréquences viennent d'être classées comme peut-être cancérogènes par l'OMS et l'électrosensibilité semble en voie d'être médicalement reconnue. Il est donc légitime de chercher, sinon à boycotter totalement les technologies sans fil, au moins à minimiser son exposition. Comme nous l'ont prouvé nos mesures, cela n'est pas chose facile, la réalité technique allant parfois à l'encontre de ce que suggère le bon sens.

Bien que les antennes relais de téléphonie mobiles cristallisent les peurs, il faut plus s'inquiéter des émetteurs que l'on a tout le temps sur, ou près de soi. En effet, parmi notre éventail de mesures, le champ électromagnétique le plus intense était celui créé par les téléphones eux-mêmes lorsqu'ils étaient incapables de capter leur réseau. Au contraire, lorsque les téléphones bénéficiaient d'une bonne réception, le champ électromagnétique qu'ils créaient était le moins puissant de toutes nos mesures. La première précaution à prendre est donc de ne téléphoner que lorsqu'on est dans une zone de bonne réception. A ce sujet, les femtocell (déjà vendues par SFR en France et qui devraient être généralisées par Free) semblent une bonne solution : elles-mêmes émettent une puissance vraiment très faible et elles minimisent l'émission des téléphones mobiles.

Après les téléphones cellulaires hors couverture, venaient les téléphones DECT, dont la puissance est souvent insoupçonnée. Il est donc important de s'orienter vers des modèles "Eco" ou de revenir aux téléphones filaires. Les parents inquiets doivent savoir que les baby-phones fonctionnent également en DECT. Enfin, les réseaux WiFi étaient parmi les moins puissants.

Notre test ne nous a malheureusement pas permis de mesurer de nombreuses autres technologies, telles que le Wimax, le Bluetooth, le CPL. De même, il nous a été impossible de voir le comportement des réseaux de téléphonie 4G, pas encore opérationnels.

Nous tenons à remercier le Criirem pour sa collaboration dans l'élaboration de ce dossier.

Publié dans : Prévention
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Mercredi 8 juin 2011 3 08 /06 /Juin /2011 21:44

53 % des Français ont répondu par l'affirmative à la question : "Avez-vous eu envie de ne pas vous connecter à Internet pendant plusieurs jours ?", posée par l'Ifop fin 2010.

Publié dans le Monde le 04 Juin 2011

 

Avez-vous été tenté un jour de déconnecter ? D'étouffer sous un oreiller smartphone ou iPad pour ne plus vérifier vos mails ni au coucher ni au lever ? Si cette envie vous effleure, sachez…que vous n'êtes pas seul. 53 % des Français ont répondu par l'affirmative à la question : "Avez-vous eu envie de ne pas vous connecter à Internet pendant plusieurs jours ?" posée par l'Ifop fin 2010. Un comble alors que les smartphones, qui permettent de naviguer sur Internet en tout lieu devraient équiper un Français sur deux d'ici à la fin de l'année selon la société d'études GFK.

Ce paradoxe n'est pas uniquement français. Tandis que l'équipement technologique ne cesse de se démocratiser dans le monde, l'Australienne Susan Maushart  vient de publier un livre témoignage sur ses six mois sans technologie avec trois adolescents ("The Winter of Our Disconnect").

Dans la même veine a été organisée aux Etats-Unis, les 4 et 5 mars, le second"national day of unplugging"la journée nationale où l'on se débranche") imaginée par l'association Sabbath manifesto.

Le Monde.fr a lancé un appel à témoignages sous la formule : "Et vous, vous faites quoi pour déconnecter ?". Nous avons sélectionné quelques-unes des 166 réponses qui nous sont parvenues en quelques heures.

 

  • Mon taux de stress a rapidement diminué, par Fernand

Comme beaucoup d'entre nous, je suis avec intérêt l'actualité technologique. Naturellement, j'ai fini par m'acheter un smartphone : grand écran, réactivité éclair, des applications incroyables et tout Internet au creux de la main. Très rapidement, je ne l'ai plus lâché. Plus de bouquins dans le métro, plus de balades rêveuses dans les rues. Toujours en train de regarder si un nouveau mail était arrivé, toujours en train de jeter un œil à la carte du coin, de vérifier quelque chose. Même dans la conversation avec les autres, on ne laisse plus de place à l'imprévu, à l'incertain, aux souvenirs. La sensation que soudain tout est plus simple, tout est à portée de main.

J'ai tenu comme ça quelques semaines, puis j'ai craqué. J'ai récupéré un vieux téléphone à clapet, sans Internet, sans applications. Les basiques : appeler et envoyer des messages. Mon taux de stress a rapidement diminué. J'ai rapidement réappris à me laisser suprendre, à me laisser porter, à me perdre même parfois. Bref, à vivre, à faire face tout seul aux aspérités du quotidien.
Notre perception de la réalité est déjà impactée par les smartphones, qui introduisent une médiation dans le plus simple de nos gestes, la plus saine de nos joies. Difficile de retourner en arrière, mais alors, quoi ? Commencer par réaliser qu'on s'approche dangereusement, concrètement, de la servitude volontaire...

  • Se recentrer sur l'essentiel, par Claudia

Il y a sept ans j'ai éradiqué la télé, sans état d'âme. Trop difficile de gérer ce média envahissant et chronophage. Perte d'énergie importante sans assurance au final de bien gérer. Forte de tout ce que mon foyer a gagné en perdant la télé, j'ai continué à appliquer ce principe, si on laisse un doigt dans l'engrenage, on se fait bouffer le bras. J'ai besoin d'un téléphone portable, je ne suis pas non plus contre le confort. Par contre je n'ai pas besoin qu'on m'invente sans cesse de nouveaux besoins. J'ai donc exigé que mon téléphone soit un téléphone, rien de plus.

J'ai décidé que ma fille, 11 ans, était trop jeune pour Facebook plutôt que de la surveiller en permanence. Elle le découvre sur ma page, je sélectionne ce que je lui montre, je la laisse communiquer avec ses sœurs... Elle est accroc à l'ordinateur comme beaucoup de monde, interdiction d'y toucher en semaine, je n'ai plus à gérer le temps d'utilisation et elle ne cherche plus à bâcler ses devoirs. On ne prend pas les ordinateurs en vacances, etc.  Résultat notre maison est paisible. Peu de conflits, on se recentre sur l'essentiel, sur ce qui nous appartient vraiment.

  • Ne pas se connecter plutôt que d'avoir besoin de se déconnecter, par Philippe

Je suis cadre dans une grosse entreprise située dans une petite ville de province. A titre professionnel, j'ai un téléphone portable simple, pas un smartphone, que j'éteins dès mon retour du travail. Je vis en couple avec deux enfants de 9 et 13 ans, et nous n'avons pas d'autre téléphone portable, ni iPhone ni iPad. Juste un téléphone fixe. Nous avons une connexion Internet haut débit que nous utilisons peu, en moyenne moins d'une demi heure par jour. Nous avons d'autres centres d'intérêt : sport, lecture, bricolage, jardinage qui nous permettent de ne pas se connecter plutôt que d'avoir besoin de se déconnecter. Ce n'est pas par manque de moyens mais par choix de vie. Je considère cela comme de la prévention.

  • Je sors plus, je lis plus, je m'intéresse plus à ce que je fais.., par Azeleen

Je n'ai pas d'iPhone, j'ai tué mon compte Facebook, je n'ai pas d'iPad. Je n'ai plus qu'un simple téléphone portable qui ne sert qu'à téléphoner, avec une mobicarte. Du coup je reste joignable mais comme je n'ai jamais de crédit, je ne peux ni appeler ni envoyer des SMS...

Ainsi d'une consommation de plus de 200 SMS par jours j'en suis a 2 ou 3 par mois... Résultat des courses : je sors plus, je lis plus, je m'intéresse plus à ce que je fais... Par contre, j'ai un peu de mal à décrocher du PC (fixe) quand je m'y mets... J'aime bien les jeux vidéos. Le plus dur a été de décrocher de World of Warcraft, mais j'y suis également arrivé...
Et je revis...

L'extérieur est finalement bien plus agréable que l'intérieur de mon appart', et ne pas passer ses journées scotché à un écran, avec les yeux qui coulent et les maux de tête (je suis migraineux) est vraiment agréable...Plus que la clope et je serais libéré !

  • Je ne souhaite pas être rendue en esclavage, par Marie

Habitant à Paris, j'ai choisi que mon domicile serait un lieu privilégié de paix et de silence. Je n'ai pas la télévision et je m'en passe très bien, regardant sur Internet les programmes qui  m'intéressent. Mon téléphone portable est bien souvent coupé, il suffit de le consulter régulièrement pour voir si j'ai un message. J'ai décidé que tous ces outils de communication seraient à mon service et non l'inverse. Je ne souhaite pas être rendue en esclavage. C'est en constatant la sournoise dépendance que j'avais développée face à Facebook que j'ai décidé de fermer mon compte. Ne plus pouvoir m'en passer revêtait pour moi un caractère dangereux.
J'ai mis quelques jours à m'habituer, mais après plusieurs mois, je pense vraiment avoir pris une bonne décision. La vie est précieuse, à chaque instant. Vivre longtemps m'est égal, en revanche, bien vivre m'importe !

  • Je me donne des horaires, par Mathilde

J'ai 16 ans, et Facebook prend une grande partie de mon temps libre. En rentrant du lycée je me connecte, le week-end j'y passe beaucoup de temps et pendant les vacances ce sont des soirées entières que je consacre à Facebook. Pour réussir à me déconnecter, je me donne des horaires. Par exemple en rentrant du lycée je me donne un créneau pour mes leçons, sans ordinateur, sans portable et sans télé, puis un créneau pour Facebook. Même quand il n'y a plus rien à faire sur Facebook, on aime bien rester connecté pour être à l'affût des dernières nouvelles, attendre qu'une conversation s'engage et puis malgré nous, nous trouvons quelque chose à faire, des photos à regarder, des murs à explorer etc... Voilà pourquoi nous passons des heures devant un écran.

ARRÊTER UN OU DEUX JOURS LA CONNEXION

  • Le stress que je peux accumuler la semaine s'éteint le dimanche, par Florence

Je suis déconnectée et absente pour tous (pas de mobile) Je ne possède pas la télévision, par contre, je choisis la plupart du temps mes programmes en différé par Internet. j'achète des journaux mais je ne m'impose aucune règle, ceux-ci peuvent être nationaux comme locaux. J'ai choisi de vivre en plein centre ville, proche de mon travail pour ne pas emprunter mon véhicule la semaine. Le stress que je peux accumuler la semaine s'éteint le dimanche et cela me permet de repartir le lundi matin, les batteries rechargées.

  • Le week-end, le téléphone reste au fond du sac, par Diane

Je suis toujours pendue à mon téléphone, mail, SMS, Facebook, sites divers, dans les transports, sur le chemin de mon centre de formation, dans la voiture pour m'occuper quand mon ami conduit... Alors le week-end, le téléphone reste au fond du sac, oublié pour deux jours en mode vibreur. La télé ? Les infos de la semaine sont suffisamment matraquées : le peu de télé que je regarde, les collègues, la radio, les flux RSS, les réseaux sociaux... les 12 agents distributeurs de journaux gratuits que je croise le matin et les 5 du soir . Elle aussi, elle reste éteinte, ou alors allumée sur un DVD le soir, peut-être.

On redécouvre les jeux de plateaux et de cartes un peu exotiques avec des amis, on passe le temps derrière un bon repas, un livre. Mes parents ont trouvé encore plus radical : leurs vacances se passent en voilier, où le seul lien avec l'extérieur reste la radio qui égraine son bulletin météorologique "sécurité, sécurité, sécurité, avis de tempête.... Néant!"

 

  • Mon suicide Facebook fut d'abord un handicap

Avant d'être une libération, mon suicide Facebook fut d'abord un handicap. J'avais conscience qu'une bonne partie de l'Internet social y avait déjà été absorbé, mails, photos, échanges de bons sites, carnet d'adresse... Rester en marge impliquait d'être hors des circuits d'information, ceux des proches. Et de rater ainsi le week-end organisé par l'un, les nouvelles d'un autre.

Pourtant sans vie sociale en pixels, la force qui pousse à sortir pour cotoyer de vrais gens est plus forte en semaine. Une demi-heure à tergiverser entre 3 profils et 2 liens vidéos se solde généralement par un enracinement des doigts sur le clavier, voire sur la télécommande.
19h45...Cet échappatoire incompris ne m'a pas pour autant permis de vivre incognito. Même sans y être "tagué" mes incontrôlables apparitions sur la photo d'un proche repérée par tel autre trahissent mes fréquentations, mes allers et venues. J'ai seulement perdu l'œil sur ces informations tronquées qui me concernent. Elles me passent donc au-dessus. Ou en-dessous.
(...) Allez, déconnectez un peu et vous verrez comme tout s'apaise !

 

LE SPORT

  • La course à pied comme pour s'enfuir, par Gregor 

La course à pied, le running, le jogging. Comme pour s'enfuir. Ou se retrouver. Déconnecté du réseau, du www, de la toile et des lignes électriques – mais à l'écoute de mon pouls, de mon souffle. Déconnecter – pour se recharger.

Cette dictature de l'urgence, je la vis au quotidien, travaillant dans une start-up basée sur le WebMarketing. C'est important pour faire avancer le projet de ne pas avoir d'heures fixes, de pouvoir être disponible 24h/24, 7j/7. Toutefois, il est impératif pour suivre un tel rythme de se prendre quelques moments privilégiés loin de tout moyen de communication.

  • Du VTT sans aucun moyen de communication, par Quentin

Personnellement, je sors de cette "dictature de l'urgence" en partant faire du VTT sans aucun moyen de communication. Exit l'iPhone qui sonne pour un mail ou un message, exit la publication sur Twitter ou Facebook qui force à réagir, exit le message qui presse de faire une tâche en urgence un dimanche en fin d'après midi. Rien que la nature, la forêt et parfois un animal sauvage... De quoi se ressourcer pendant une heure ou deux et faire le vide avant le retour dans le monde de la communication.

Ma seconde solution est de m'allonger sur mon lit avec de la musique et des écouteurs et profiter d'un son qui transporte l'esprit loin des soucis du quotidien. Les musiques instrumentales sont parfaites pour ce genre d'exercice. Certains vous citeront la peinture, d'autres les jeux vidéos, d'autres encore un bowling entre amis. L'idée est de vous livrer corps et âme à une activité qui vous passionne en laissant les perturbations extérieures vous passer au dessus... Cela restant le plus dur à s'imposer.

  • Filtrer les appels et pas de compte Facebook, par Christine

Seule aux commandes de ma TPE, la déconnexion est plus difficile mentalement qu'autre chose... pour le reste ce n'est pas très compliqué, juste une question de volonté. Un seul téléphone portable mixte perso et pro sur lequel selon l'heure de la journée je filtre les appels, pas de compte Facebook (mes amis je leur parle de vive voix au téléphone ou mieux autour d'une table ou à l'occasion d'une balade dans les rues ou les chemins creux). Et surtout, deux soirs par semaine, deux heures de répétition de chorale, sans parler du temps de travail personnel, casque sur les oreilles, et des nombreux concerts. Le temps et les préoccupations s'effacent dès les premières notes et la déconnexion est totale. Et puis à l'occasion, un voyage lointain. J'étais en Californie il y a peu. Ma journée commençait quand celle en France finissait. Quelle liberté de découvrir un ailleurs. Prendre de la distance, méditer, se connecter avec soi même.

 

  • Partir dans  des endroits où il n'y a pas de réseau, par JJ

Je réponds à des mails professionnels tous les jours, à peu près à toutes les heures (c'est toujours urgent :-) Pour décrocher, une seule solution : partir à des endroits où il n'y a pas de réseau. Par exemple au tour de l'Aussangate, ou autour des Anapurnas. Là, en haute montagne, pour 20 jours je suis strictement injoignable. La terre continue à tourner et, en fait, tout le monde a pu se passer de moi, ouf.

 

  • Quand j'éteignais ces machines, je ressentais un vide, par Mathieu

L'avalanche de nouvelles technologies de communication m'a peu à peu égaré. J'ai pourtant fait mes études dans ce domaine. Plus les appareils se diversifiaient (iPod, netbooks, smartphones, GPS, etc.), plus je me sentais pressé entre ce désir de les découvrir, puis d'y être complètement attaché – "dépendant" diraient certains. Ce rythme effréné d'inventions plus incroyables les unes que les autres m'a peu a peu lassé. Au quotidien, j'avais parfois l'impression de passer plus de temps à des choses sans vie. Quand j'éteignais ces machines, je ressentais un vide que j'avais directement envie de combler en les rallumant, même si je ne le faisais pas toujours.

Aujourd'hui je vis tout autrement, mon rapport avec les technologies a progressivement changé, car je n'ai rien entrepris de radical. Simplement, je remplis l'espace que les technologies prenaient avec d'autres choses. Un livre, une randonnée, des conversations sans "bipbips", parfois même rien d'autre que le silence. Il m'arrive d'égarer mon téléphone, de ne pas répondre à des mails de manière trop hâtive, etc. Ça n'a rien changé à mes relations, car l'instantanéité de la réponse d'avant s'est transformée en sincérité, que le temps permet. Quand je vois dans le train le nombre de personnes qui vivent sur leur terminal, j'espère qu'ils ne ressentent pas ce vide triste que je vivais – s'ils arrivent à appuyer sur le bouton "veille".

 

 

 

 

 

Publié dans : Addiction
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Vendredi 3 juin 2011 5 03 /06 /Juin /2011 09:44

link

http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-bleu/?nr=00619ff30084873cade3807fe8135bd2#

 

Le portable peut être cancérogène
par Anne DOMECE
03 Juin 2011

Le téléphone portable peut être cancérogène: c'est la conclusion de l'Organisation mondiale de la santé. Cela signifie qu'il y peut y avoir un risque, et qu'il faut mettre en place une surveillance. L'OMS recommande l'utilisation des sms et des kits mains libres... On en parle ce matin avec Emmanuel Ricard, délégué prévention à la Ligue contre le Cancer.

Notre association intervient au cours de l'émission

 

Publié dans : Médias
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Mardi 31 mai 2011 2 31 /05 /Mai /2011 23:54

Publié dans France-Soir le Mardi 31 Mai 2011

« L'usage des téléphones portables pourrait être cancérigène ». Voilà le constat, rendu mardi, par le groupe d'experts réunis à Lyon depuis plus d'une semaine à l'initiative de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).Les téléphones les plus récents émettent des ondes plus basses

La trentaine d'experts internationaux réunis à Lyon depuis une semaine sous l'égide du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l'OMS, étudiaient les risques que font encourir les « champs électromagnétiques de radiofréquence » pour le corps humain. Les précédentes études du CIRC n'avait pas permis de définir la dangerosité des ondes émises par les téléphones portables. Jusqu'à présent elles étaient définies comme « inclassable quant à la dangerosité pour l'homme ». Le groupe de travail n'est pas parvenus à définir catégoriquement l'effet de ces ondes, mais désormais elles sont classifiées comme étant « peut être cancérogènes pour l'homme ». Selon Jonathan Samet, qui présidait le groupe d'expert, contacté par l'AFP « les preuves, qui continuent à s'accumuler, sont assez fortes pour justifier » cette nouvelle qualification. Ce classement signifie qu'« il peut y avoir un risque, et que donc nous devons surveiller de près le lien entre les téléphones portables et le risque de cancer », a ajouté Jonathan Samet. Pour éviter tout risque avant d'en savoir un peu plus quant à la dangerosité des ondes électromagnétiques de radiofréquence l'OMS préconise donc d'utiliser un kit main libre.

Les opérateurs ne l'entendent pas de cette oreille

La Fédération Française des Télécoms a immédiatement réagi dans un communiqué. Les ondes radio « n’ont pas la même classification que, par exemple, l’alcool, le tabac et l’amiante (catégorie 1) », ni que « le trichloréthylène et les fumées des moteurs diesel (catégorie 2A) ». Le CIRC, « en choisissant 2B, indique que le lien entre cancer et ondes radio n’est pas démontré », met encore en avant la fédération des Télécoms dans son communiqué.

Publié dans : Etudes scientifiques
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Samedi 26 février 2011 6 26 /02 /Fév /2011 22:19

Publié par Yoann Ferret le 23 février 2011 dans FREENEWS

Le Wimax ne parvient pas à convaincre, c’est un fait. Si de nombreux opérateurs et constructeurs à travers le monde ont fini par y renoncer, en France, c’est Bolloré Telecom, un des derniers défenseurs de la technologie, qui fait marche arrière...

Coûts trop importants, rentabilité impossible en zones rurales, qualité de service douteuse et compétition avec la fibre optique ; tels seraient les principaux handicaps du Wimax, si l’on en croit l’article qu’y consacre Le Canard Enchaîné du jour : « le Wimax se plante un max ».

Ainsi, Bolloré Telecom, qui avait acquis suffisamment de licences d’exploitation régionales pour reconstituer, à prix d’or, l’équivalent d’une licence nationale, commence à freiner des quatre fers. « Si j’étais élu local, je raisonnerais davantage fibre optique que Wimax. Notre modèle ne peut marcher qu’en zone urbaine », lâche Marc Taieb, son directeur général. Une déclaration qui fait tâche, alors que le Wimax s’annonçait il y a quelques années comme le sauveur des zones rurales et délaissées de l’ADSL...

Il faut dire que les collectivités ayant décidé de déployer du Wimax en zones rurales n’en gardent que rarement un bon souvenir. En Ille-et-Vilaine, le conseil général, qui a dépensé près de 12 millions d’euros pour couvrir ses zones privées d’ADSL (soit 4700 foyers environ), reçoit désormais des plaintes et pétitions de personnes se plaignant du coût élevé de la technologie par habitant, pour une qualité de service laissant fortement à désirer.

De son côté, Free, qui détient une licence nationale d’exploitation Wimax par l’intermédiaire de sa maison-mère Iliad, semble avoir depuis longtemps renoncé à déployer une offre basée sur cette technologie...

Publié dans : Wimax
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Mercredi 23 février 2011 3 23 /02 /Fév /2011 10:48

Traduit, adapté et mis en ligne sur Santé log le 22 février 2011 par Alexis Yapnine

Excitabilité cérébrale confirmée mais effets inconnus sur la santé : Ces récents résultats fournissent la preuve que le cerveau humain est sensible aux effets des radiofréquences émises par les expositions aiguës au téléphone cellulaire avec augmentation du métabolisme dans les régions les plus proches de l'antenne pendant l'exposition. Cette absorption des fréquences par le peut augmenter l'excitabilité du tissu cérébral. Ce sont les conclusions de cette nouvelle étude publiée dans l’édition du 23 février du JAMA, des conclusions déjà précises mais qui s’arrêtent aux conséquences cliniques d’une telle excitabilité…

Dans cette étude préliminaire, les chercheurs constatent que seules 50 minutes l'utilisation du téléphone cellulaire sont associées avec une augmentation du métabolisme cérébral du glucose, un marqueur de l'activité du cerveau, dans la région la plus proche de l'antenne du téléphone. Mais les chercheurs nous laissent sur notre faim concernant l’importance clinique de cette excitabilité cérébrale.

«L'augmentation spectaculaire de l'utilisation des téléphones cellulaires dans le monde a suscité des inquiétudes concernant les effets nocifs de l'exposition aux champs électromagnétiques liés aux radiofréquences, en particulier sur des effets cancérogènes possibles. Les résultats des études épidémiologiques sur l'association entre utilisation du téléphone cellulaire et prévalence des tumeurs du cerveau se sont avérées parfois contradictoires avec des résultats variables, en soulignant toujours le besoin d'études supplémentaires ».

Le Dr. Nora D. Volkow, MD, des US National Institutes of Health (NIH), (Maryland), et ses collègues ont mené cette étude pour évaluer si l'exposition aux téléphones cellulaires affecte l'activité régionale dans le cerveau humain. Il s’agit d’une étude randomisée, menée entre le 1er janvier et le 31 décembre 2009, sur 47 participants. Les téléphones cellulaires ont été placés sur les oreilles gauches et droites et l'imagerie cérébrale a été réalisée par tomographie par émission de positons (TEP) avec injection de fluorodésoxyglucose (18F), pour mesurer le métabolisme du glucose du cerveau, et cela à 2 reprises, une fois avec le téléphone cellulaire activé (("on" et son coupé) pour 50 minutes et une fois avec deux téléphones cellulaires désactivés ("off").

Des effets régionaux significatifs : Les chercheurs constatent que le métabolisme global du cerveau ne diffère pas entre les positions « on » et « off » mais, qu’en revanche, les effets régionaux sont importants : Le métabolisme dans la région la plus proche du cerveau à l'antenne (cortex orbitofrontal et pôle temporal) s’avère significativement plus élevé, d’environ 7% pour le téléphone portable « on » vs « off ».

"Les augmentations de métabolisme étaient significativement corrélées avec les amplitudes estimées du champ électromagnétique», écrivent les auteurs. "Cela indique que les zones de proximité subissent la plus grande absorption de radiofréquences liées à l'exposition cellulaire."

Des résultats qui pour la première fois, apportent la preuve que le cerveau humain est sensible aux effets des radiofréquences liées aux expositions au téléphone cellulaire mais qui doivent être complétés par une meilleure compréhension du mécanisme d’absorption et d’identification d’éventuels effets sur la santé.

Source : JAMA. 2011. 305 [8] 808-814 « Effects of Cell Phone Radiofrequency Signal Exposure on Brain Glucose Metabolism »

Publié dans : Etudes scientifiques
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Mardi 22 février 2011 2 22 /02 /Fév /2011 22:48

Publié dans : Addiction
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Lundi 21 février 2011 1 21 /02 /Fév /2011 22:38

Publié le 18 Février par la rédaction sur ZDNet France

 

Technologie - Le cabinet iSuppli research prévoit une croissance exponentielle du marché des puces WiFi dont les volumes devraient atteindre les 2 milliards d'unités en 2014, en raison de l'intégration du WiFi dans de plus en plus de produits : tablettes, TV...

Le WiFi a largement débordé la sphère informatique (routeurs, PC portables...) pour investir des produits grand publics tels que les téléphones mobiles ou encore les téléviseurs. Selon les prévisions du cabinet d'analyse iSuppli research, les livraisons de puces WiFi devraient doubler cette année pour atteindre 1 milliard d'unités.

Une progression assez logique étant donné l'arrivée massive de tablettes Internet toutes équipées d'une connexion WiFi, mais également le développement de cette technologie dans les téléviseurs, les lecteurs de salon (DVD et Blu-ray), les imprimantes, les appareils photo numériques, les caméscopes, les consoles de jeu, les GPS portables...

Fort de ce constat, iSuppli prévoit que les volumes de puces WiFi atteindront les 2 milliards en 2014. Une manne dont devraient profiter les principaux industriels de ce marché que son Atheros, Broadcom et Ralink. (Eureka Presse)

Publié dans : Tendances du marché
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Samedi 19 février 2011 6 19 /02 /Fév /2011 12:17

Publié par Cécile Constantin sur Envirolex.fr le 16 Février 2011

La cour d'appel de Lyon a rendu son arrêt relatif au risque provoqué par la présence d'antenne relais à proximité d'une école.

La société Bouygues Telecom avait installé une antenne relais donnant sur une cour d’école maternelle et primaire. En 2009, des parents d’élèves avaient assigné la société pour trouble anormal de voisinage afin de faire démonter l’antenne litigieuse sur le fondement du principe de précaution (article 1 de la charte de l’environnement).

En premier lieu, la Cour va rappeler les conditions de compétence de l’ordre judiciaire dans le contentieux des antennes relais, la société attaquée contestant l’incompétence du tribunal de grande instance pour juger cette affaire.

La Cour estime que le juge judiciaire est compétent pour connaitre des litiges relatifs aux antennes relais. En effet, la société Bouygues n’est pas attributaire du domaine hertzien mais seulement  utilisatrice.  De plus, les antennes relais ne peuvent pas être considérées comme un ouvrage public dans la mesure où « elles sont installées pour le compte d'opérateurs privés, sur des immeubles privés et ne bénéficient d'aucune protection particulière ». Il convient de préciser que la Cour a tenu compte de la jurisprudence récente (CA Paris, 26 mars 2009 SFR / Bouygues Télecom, Burel, Curien et Orange France ; CA Angers, 24 février 2010 ORANGE France / CASSEGRAIN et autres ; CA Pau 02 mars 2010 Orange France / Blot et autres ; CA Limoges, 09 mars 2010 Orange France et autres / Meneyrol Association le Bonheur est dans le près et autres dans son raisonnement).A contrario, la Cour de Cassation a indiqué que deux conditions cumulatives étaient nécessaires pour reconnaître la compétence du juge administratif, à savoir une occupation du domaine public et une concession de service public (Cass, 28 janvier 2009, n°0717212).

Conformément à la jurisprudence Commune d’Annecy (CE, 03 octobre 2008, req n° 297931) confirmé par la jurisprudence Association du quartier « Les Hauts de Choiseul (CE, 19 juillet 2010, req. n° 328687), la Cour se livre à une appréciation du principe de précaution. 

La Cour doit déterminer si l’implantation de ces antennes constitue un trouble anormal de voisinage, entraînant un dommage certain, direct et actuel.
Dans ce cadre, la Cour s’appuie sur les études scientifiques les plus récentes, les conclusions de l’expertise internationale, et en particulier sur le communiqué publié le 25 mai 2009, prononcé à la suite du "grenelle des Ondes". Elle juge qu’ « en l'état des connaissances scientifiques actuelles, l'hypothèse d'un risque pour les populations émanant des antennes relais ne pouvait pas être retenue ».  Selon elle, le principe de précaution ne peut être appliqué dans la mesure où l’état des connaissances actuelles ne permet pas de retenir l’existence d’un risque.

Dès lors elle considère que l’indétermination du risque évoqué ne permet pas de caractériser un trouble anormal de voisinage. Par ailleurs, elle précise « qu’il n’appartient pas au juge de la légalité de  prendre en compte l'angoisse suscitée par la croyance, même erronée, de l‘existence d'un risque ».

Cette jurisprudence va à l’encontre de la jurisprudence de la Cour d’appel de Versailles du 4 février 2009 qui avait considéré d’une part que  le respect des prescriptions légales et réglementaires n’excluait pas l’existence d’un trouble anormal (Cass. Civ. 3ème, 12 octobre 2005 ; Cass. Civ. 3ème, 24 octobre 1990), d’autre part, le risque d’un dommage pouvait être constitutif d’un trouble anormal (Cass. Civ. 2ème 24 février 2005 ; Cass. Civ. 2ème, 10 juin 2004).De même la cour d’appel de Paris avait reconnu  dans son arrêt du 1er octobre 2010 (CA Paris, 1er octobre 2010, n° RG 10/04654, Rinckel c/ Société Française du Radiotéléphone - Orange France) que les particuliers sont en droit d'obtenir, la condamnation des opérateurs de téléphonie mobile à réparer les troubles de jouissance, l'indemnisation de leur préjudice physique et moral du fait de la présence d’antenne relais.

 

CA Lyon 3 février 2011, Association Respem c/ SA Bouygues Telecom, n° 09-06433

Pour en savoir plus :

COUR D’APPEL DE LYON

6ème Chambre

ARRET DU 03 Février 2011

R.G : 09/06433

Décision du Tribunal de Grande lnstance de LYON

Au fond

du 15 septembre 2009

RG : 09/07385

ch des urgences

ASSOCIATION R. E.S. P. E.M.

CI

SA BOUYGUES TELECOM


APPELANTS :

INTIMEE :

La Société BOUYGUES TELECOM SA

représentée par ses dirigeants légaux en exercice

32 Avenue Hoche 75008 PARIS

représentée par la SCP AGUIRAUD-NOUVELLET, avoués à la Cour

assistée de Me Christophe LAPP, avocat au barreau de PARIS

****

Date de clôture de I’instruction : 29 Octobre 2010

Date des plaidoiries tenues en audience publique : 04 Novembre

2010

Date de mise à disposition : 03 Février 2011

Composition de la Cour lors des débats et du délibéré :

- Monsieur MATHIEU, président

- Madame GUIGUE, conseiller

- Madame COLLIN JELENSPERGER, conseiller

assistés pendant les débats de Monique CARRON, greffier

A I’audience, Madame COLLIN JELENSPERGER a fait le rapport,

conformément à l’article 785 du code de procédure civile.

Arrêt Contradictoire rendu prononcé et signé par Monsieur

MATHIEU, Président, à l’audience publique du 03 Février 2011,

date indiquée à I’issue des débats par mise à disposition au greffe de

la cour d’a•pel, les parties en ayant été préalablement avisées dans les

conditions prévues à l’article 450 alinéa 2 du code de procédure civile,

Signé par Monsieur MATHIEU, président, et par Monique CARRON,

greffier, auquel la minute a été remise par le magistrat signataire.


 

FAITS PROCÉDURE PRÉTENTIONS DES PARTIES

La société BOUYGUES obtenait successivement I’autorisation

d’établir, sur le territoire national, un réseau radioélectrique ouveft au

public en vue de l’exploitation d’un service de communication

•ersonnelle à la norme «DCS 1800», dénommée GSM et I’autorisation

ä’exploiter un réseau radioélectrique en vue de I’exploitation d’un service de communications personnelles à la norme UMTS.


Afin de couvrir les quartiers de Saint Jean et Saint Paul à LYON, elle concluait avec le syndicat des copropriétaires de I’immeuble sis 8 rue François Vernay un contrat de bail le 6 janvier 1999.

Estimant que l’immeuble sur lequel étaient implantées les antennes relais, se trouvait face à I’une des trois cours d’une école maternelle et primaire, certains parents, agissant tant en leur nom qu’en qualité de représentant légal de leurs enfants et l’Association RESPEM obtenaient l’autoris_ation de faire assigner à jour fixe la société BOUYGUES TÉLÉCOM aux fins d’óbtenir ‘le démontage des installations sous astreinte.

Suivant jugement rendu le 15 septembre 2009, par le tribunalde

grande instance de LYON, l’exception d’incompétence soulevée par la

société BOUYGUES au profit des juridictions administratives était

rejetée ainsi que les prétentions des demandeurs.

lls reprenaient leurs explications tenant à la compétence de

I’ordre juridictionnel saisi et entendaient conclure à titre principal sur le

trouble anormal de voisinage soutenant que c’était à tort que le premier

juge. n’avait pas retenu l’existence d’un inconvénient excessif de

vorsrnage.

A titre subsidiaire, ils sollicitaient le déplacement des antennes

relais au delà d’un rayon de cent mètres autour de l’école et I’allocation

à chacun d’eux d’une indemnité de 5 000 euros à titre de dommagesintérêts.

A titre infiniment subsidiaire, ils demandaient le respect de I’article

1 de la Charte de l’environnement issue de loi constitutionnelle du 1

mars 2005 dont I’article 5 institue un principe de précaution qui, selon

eux, aurait été mal apprécié par le tribunal.

En conséquence, ils sollicitaient le démontage des antennes sous

astreinte de 500 euros par jour de retard à I’issue d’une période d’un

mois suivant la signification de I’arrêt, A titre subsidiaire, ils demandaient le déplacement des antennes sous le même astreinte. A titre infiniment subsidiaire, ils réclamaient le démontage des antennes au visa des articles 1 et 5 de la Chafie de I’Environnement et ce sous astreinte

comme il était dit précédemment.

Dans tous les cas, ils sollicitaient la somme de 3 000 euros sur

le fondement de I’article 700 du code de procédure civile.

Le 26 octobre 2O1O,la société BOUYGUES TÉLÉCOM déposait ses dernières conclusions. La concluante reprenait devant la Cour les arguments développés devant le premier juge au terme desquels, le tribunal de grande instance était incompétent pour connaître du litige en ce que les prétentions des appelants se «rapportent nécessairement à I’occupation du domaine public»; - qu’ils devaient donc être renvoyés à mieux se pourvoir devant I’Ordre administratif.

De la même façon, la société BOUYGUES TÉLÉCOM soutenait qu’il n’existait pas de trouble anormal de voisinage en ce que les autorités sanitaires n’avaient pas retenu un risque quelconque démontré de nature scientifique.

S’agissant du principe de précaution invoqué par les appelants, la concluante observait que celui-ci ne pouvait pas être invoqué devant les juridictions de I’Ordre Judiciaire; - que I’absence de risques sanitaires ne permettait pas d’appliquer un tel principe. Elle estimait qu’il ne fallait pas «verser de manière timorée dans un immobilisme consistant à bloquer I’implantation d’antennes»; - qu’au contraire, il importait pour satisfaire au progrès de ne pas exiger le «risque zéro pour agir».

La société BOUYGUES TÉLÉCOM demandait en conséquence à la Cour de se déclarer incompétente. A titre subsidiaire, elle considérait que ses installations ne constituaient pas un trouble anormal de voisinage.

Dans tous les cas, elle sollicitait Ia condamnation de chacun des appelants à lui payer la somme de 1 500 euros sur le fondement de I’article 700 du code de procédure civile.

L’ordonnance de clôture intervenait le 29 octobre 2010. L’affaire était plaidée le 4 novembre 2010 et mise en délibéré au 6 janvier 2011, déliberé reporté au 3 février 2011.


MOTIFS DE LA DÉCISION

- Sur la compétence :

Attendu que la société BOUYGUES TÉLÉCOM reprend devant la Cour I’argumentation développée devant le premier juge, lequel, au terme d’un jugement particulièrement motivé, a jugé que les juridictions judiciaires étaient compétentes pour connaître du litige.

Attendu qu’ilest incontestable que la société BOUYGUES a reçu toutes les autorisations pour être non pas attributaire de I’espace hertzien, mais utilisatrice de celui-ci; - que la demande des appelants ne vise pas à contester ou à remettre en cause les autorisations délivrées à la société intimée, mais à établir la réalité d’un trouble anormal de voisinage.

Attendu que les antennes relais, ne peuvent pas être considérées comme un ouvrage public; - qu’elles sont installées pour le compte d’opérateurs privés, sur des immeubles privés et ne bénéficient d’aucune protection particulière; - que le démontage de telle ou telle de ces antennes, n’est pas de nature à remettre.en cause les autorisations obtenues par la société BOUYGUES TELECOM d’utiliser le réseau hertzien.

Attendu que dans ces conditions, il convient, en tenant le plus quand compte de la jurisprudence la plus récente, de rejeter I’exception d’incompétence soulevée par la société intimée et de confirmer le

jugement.

- Sur le trouble ANORMAL du voisinage :

Attendu que les parties soumettent à la cour le débat dans les

même termes que devant le premier juge qui a longuement motivé sa

décision de rejet; - que cependant de nouvelles pièces sont incluses

dans le débat contradictoire dont il conviendra de’tenir compte. 

Attendu qu’il convient tout d’abord de souligner que pour être

invoqué à bon droit, le trouble de voisinage doit etre Anormal; - que

l’action en responsabilité qui s’en suit s’éxerce en vue de réparer un

dommage certain, direct et actuel.

Attendu qu’il ne peut être question d’opérer un glissement entre

un trouble anormal certain et un trouble hypothétique qui viendrait au

soutien d’une responsabilíté préventive engagée avant fout dommage.

Attendu que les études scientifiques les plus récentes ont

déterminé, en particulier, si on prend en compte le communiqué publié

le 25 mai 2009, à la suite. du «grenelle des Ondes», que l’expertise

internationale a conclu qu’à ce jour et en l’état des connaiséances

scientifiques actuelles, l’hypothèse d’un risque pour les populations

émanant des antennes relais ne pouvait pas être retenue.

Attendu qu’il faut rappeler que les connaissances scientifiques progressent chaque jour; - qu’il ne peut être question de juger un trouble anormal du voisinage que dans le cadie des connaissances actuelles sans pouvoir s’arroger le droit de préjuger des évolutions à venir.

Attendu qu’une telle attitude est confortée si on tient compte par

exemple du rapport ZMiROU, invoqué par les appelants, lequel doit étre

relu en tenant compte de la précision apportée par son auteur le 6 avril

2009,selon laquelle les antennes relais n’ont rien à «voir avec le principe de précaution; - qu’il en va de même du rapport BIOINITIATIVE qui

selon I’AFSSET ne respecte en rien les exigences de «l’expertise

collective» et doit être lu «avec prudence»

Attendu que dans ces conditions, et comme I’a parfaitement

souligné le premier juge dans sa motivation en page 14 du jugement

déféré, il n’appartient pas au juge d’arbitrer des controversês-et des

débats rendus nécessaires par le progrès scientifique; - qu’il se doit

seulement de rechercher s’il y a bien un trouble ANORMAL de

voisinage; - que I’indétermination dans laquelle nous nous trouvons

exclut un tel trouble; - que dans ces conditions, le jugement doit être

confirmé sur ce point.

- Sur le principe de précaution :

Attendu que le premier juge a parfaitement rappelé les termes de

l’article 5 de la Charte de l’Environnement; - que cependant, il appartient aux demandeurs d’apporter la preuve que la réalisation d’un domage pourrait affecter de manière grave et irréversible I’environnement et ne ferait pas l’objet de la part des autorités publiques de mesures d’évaluation régulières.

Attendu que le risque évoqué par les appelants a été pris en compte par les autorités publiques; - qu’il n’est pas rapporté ici, ni même demandé de rechercher par tous moyens d’instruction, d’éléments permettant de remettre en cause les seuils déterminés par décret, après synthèse des multiples recherches scientifiques sur le sujet; - que le juge ne peut donc pas se substituer aux pouvoirs publics alors qu’il ne peut pas lui-même se fonder sur une norme fiable nouvelle.

Attendu qu’il a déjà été rappelé que les autorités sanitaires, n’ont pas estimé en l’état des connaissances actuelles, devoir retenir I’hypothèse d’un risque pour les populations vivant à proximité des antennes relais; - que dans ces conditions, le principe de précaution ne peut pas être retenu, tant il n’appartient pas au juge de la légalité de prendre en compte l’angoisse suscitée par la croyance, même erronée, de I’existence d’un risque.

Attendu que le jugement déféré doit être confirmé en toutes ses

dispositions.

Attendu .qu’il n’est pas inéquitable de débouter la société BOUYGUES TELECOM de toutes ses autres demandes fondées sur l’application, en cause d’appel, de l’article 700 du code de procédure civile.


PAR CES MOTIFS

LA COUR,

Confirme en toutes ses dispositions le jugement entrepris.

Rejette lgs lemandes formées en cause d’appel par la société

BOUYGUES TELECOM.

Condamne les appelants aux entiers dépens de l’instance, ceux

d’appel distraits au profit de la SCP AGUIRAUD NOUVELLET, avoué,

sur son affirmation de droit.

Publié dans : Jurisprudence - Projets de lois
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Jeudi 17 février 2011 4 17 /02 /Fév /2011 22:46

Paru dans Le Monde le 18 Janvier 2011

Wi-Fi, téléphone portable, sans-fil... Quel effet ce bain d'ondes électromagnétiques quotidien a-t-il sur notre santé ? Difficile d'y voir clair tant les scientifiques eux-mêmes sont divisés sur la question. " Sur les centaines d'études parues, certaines identifient des effets potentiels, d'autres pas. Difficile donc pour les experts de prendre position ", explique Dominique Gombert, directeur de l'évaluation des risques à l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). En février démarre une étude épidémiologique mondiale, Mobi-kids, cherchant à évaluer si les ondes du téléphone mobile provoquent des tumeurs malignes sur le cerveau des enfants.

 

Depuis plusieurs années, les Français vivent dans un bain d'ondes. En 2005, l'exposition moyenne dans la vie courante a été évaluée en équipant 400 personnes de sondes portées à la ceinture. " La plus forte source provenait de la radio FM (0,044 volt par mètre) suivie du Wi-Fi et du four micro-ondes (0,038 V/m). Venaient ensuite le téléphone sans fil (0,037 V/m) et le mobile 3G (0,037 V/m pour les antennes-relais et 0,036 V/m pour les téléphones) ", explique Jean-François Viel, épidémiologiste à Besançon, qui a coordonné cette étude. Les chercheurs ont relevé des pics d'exposition atteignant 2 à 4 V/m lors de la brève utilisation du four micro-ondes. D'autres pics sont apparus lors de l'usage individuel d'un téléphone mobile ou du sans-fil.

 

" Nous avons été surpris de l'importance relative du téléphone sans fil ", se souvient le professeur Viel. Celui-ci reconnaît que, depuis 2005, deux facteurs ont changé : la généralisation du Wi-Fi et l'usage exponentiel du téléphone mobile, notamment chez les enfants. C'est justement cela qui préoccupe. Aux Etats-Unis, l'utilisation du mobile par les moins de 12 ans a augmenté de 68 % en cinq ans, selon l'étude American Kids. 20 % des 6-7 ans l'utilisent même régulièrement, contre 11,9 % en 2005. L'ampleur de cette tendance, que l'on retrouve en Europe, n'avait été anticipée par aucun observateur. 

 

La première grande étude épidémiologique mondiale concernant l'usage du mobile, nommée Interphone, a été réalisée entre 2001 et 2004 sur des adultes de 30 à 60 ans et publiée en mai 2010. Sans réellement trancher. " A l'époque, les enfants n'étaient pas aussi exposés ", explique Martine Hours, épidémiologiste et coordonnatrice de cette étude pour la France. " Le jeune public est un sujet actuel de préoccupation pour trois raisons, poursuit-elle. Jusqu'à la fin de la croissance, les enfants ont un crâne moins épais ; leur tête est plus petite que celle d'un adulte, alors que le téléphone reste de la même taille ; enfin, à cet âge, le cerveau fait toutes ses connexions. Nous ne savons à ce jour pas quel est l'effet de ces ondes sur leur développement. "

 

Christian Person, physicien, chercheur au CNRS et professeur à Telecom Bretagne, fait également part de ses interrogations : " Les normes ont été développées pour des personnes adultes. Faut-il les remettre en cause ? " Un état de doute qui amène ces chercheurs à la plus grande prudence.

 

" Il faut 20 à 30 ans entre l'exposition et l'apparition d'un cancer : c'est ce qu'on appelle le délai de latence, explique Jean-François Viel. Concernant le téléphone mobile, le risque est probablement faible, donc dur à identifier. Nous n'avons pour l'instant pas assez de recul ", reconnaît humblement l'épidémiologiste. Malgré tout, le tableau ne paraît pas si noir. " L'exposition massive au téléphone a 10 ans. S'il y avait un risque du type de celui du tabac ou de l'amiante, on le saurait ", précise Martine Hours. " Mais statistiquement parlant, il y a toujours un risque de se tromper. L'intérêt est donc de faire beaucoup d'études. Si toutes vont dans le même sens, nous pourrons déterminer un lien de causalité. "

Certains travaux cherchent à modéliser le niveau d'exposition des ondes sur le corps d'un enfant. Comme l'étude Kidpocket qui a débuté en janvier 2010, explique Odile Picon, chercheur et dirigeant du laboratoire d'électronique Esycom : " L'impact des ondes sur le corps est-il plus important assis ou debout ? " L'un des champs d'investigation porte sur l'intensité des ondes près des parties génitales.

 

Par ailleurs, Mobikids va réunir la France, la Nouvelle-Zélande, Taïwan, Israël, le Canada, l'Australie, l'Espagne, l'Italie et les Pays-Bas. " Nous allons demander à des neurologues et des neurochirurgiens d'avoir accès à leurs malades âgés de 10 à 24 ans ayant présenté des tumeurs malignes au cerveau, puis étudier si ces personnes ont eu une plus grande exposition aux ondes que les autres dans leur enfance ", détaille Martine Hours, qui participe à cette étude pour la France. Enfin, une étude appelée Cosmos, prévue pour durer trente ans, a démarré en avril 2010 dans cinq pays (Royaume-Uni, Suède, Finlande, Pays-Bas, Danemark). Au total, 250 000 usagers de téléphones mobiles, âgés de 18 à 69 ans, vont être étudiés en continu.

 

Chantal Jouanno, alors ministre de l'écologie, prônait dans Le Nouvel Observateur du 18 novembre 2010, une interdiction du portable " jusqu'à l'âge de 12 ans. Nous nous sommes battus pour le bannir des écoles. C'est fait, mais ce n'était pas évident : les jeunes constituent un très gros marché pour les fabricants ".

 

L'Anses devrait mettre en place prochainement un groupe de travail permanent afin de produire annuellement un état des connaissances quant aux effets sanitaires des radiofréquences. " Un amendement a été adopté en novembre afin de créer une taxe sur les opérateurs de téléphonie, ajoute Gérard Lasfargues, directeur scientifique à l'Anses. Le produit de cette taxe, estimé à 2 millions d'euros par an, sera affecté à l'Anses pour financer les recherches, principalement centrées sur les enfants. "

Publié dans : Etudes scientifiques
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Jeudi 17 février 2011 4 17 /02 /Fév /2011 21:42

Publié sur l'Express.fr le 16 février 2011

Vous inquiétez-vous des effets des portables sur vos enfants?

 

82% des Français âgés de plus de 12 ans sont équipés en téléphone mobile, dont 73% des 12-14 ans et 97% des 15-17 ans.  LEXPRESS.fr/Elise Brissaud

 

Une étude internationale va se pencher sur les risques de cancer liés aux téléphones portables chez les plus jeunes. Vous en êtes-vous déjà inquiétés?

Faut-il avoir peur de son téléphone portable? Une étude européenne veut se pencher sur les liens entre les tumeurs du cerveau et l'utilisation du portable par les enfants. Baptisée Mobi-Kids , elle souligne que l'augmentation de ces cancers a augmenté ces dix dernières années en même temps que l'utilisation du portable explosait chez les jeunes. 

L'idée: comparer les conditions d'usage de ces téléphones chez 2000 enfants atteints de tumeur par rapport à celle de 2000 enfants en bonne santé, le tout sur cinq ans.  

A l'heure actuelle, aucune étude n'a permis de lier téléphonie mobile et cancers - malgré plusieurs tentatives,comme l'étude interphone en 2008. Pourtant, c'est la thèse soutenue par le Lloyd's, un très sérieux assureur britannique, dans un rapport publié fin novembre,pour qui il s'agit là d'une bombe à retardement . Il compare le danger des ondes électromagnétiques de nos portables  au XXIe siècle au scandale que l'amiante a été au XXe . "Les risques liés aux ondes électromagnétiques sont sous-estimés et pourraient croître de façon exponentielle ces prochaines années", indique ainsi ce rapport. 

Selon le Parisien, 82% des Français âgés de plus de 12 ans sont équipés en téléphone mobile, dont 73% des 12-14 ans et 97% des 15-17 ans. Et, explique encore le quotidien, seuls 9% des Français estiment que les téléphones mobiles sont sans danger pour la santé. 

 

Publié dans : Etudes scientifiques
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Jeudi 10 février 2011 4 10 /02 /Fév /2011 23:51

Publié le 09 Février 2011 sur le Journal du Développement Durable

La première phase des travaux du comité opérationnel chargé de l’expérimentation sur les antennes relais révèle des niveaux d’exposition aux champs électromagnétiques bien inférieurs aux limites réglementaires. Les études concernant l’abaissement des émissions seront lacées au mois d’avril.

Les niveaux d’exposition mesurés par le comité opérationnel du Grenelle des ondes sur les 6 communes pilotes atteignent en moyenne un peu moins de 0,3 Volts par mètre (V/m). La première phase de l’expérimentation sur les antennes relais, dont les résultats étaient présentés le 8 février à la ministre de l’Écologie, a en effet conclu à une exposition relativement faible des populations. Malgré quelques points où ces niveaux pouvaient atteindre jusqu’à 12 V/m, ils restaient dans l’ensemble très inférieurs aux 41 à 61 V/m fixés par la réglementation française. Créé au printemps 2009 par les ministères de la Santé et de l’Écologie le comité opérationnel est chargé d’évaluer l’impact d’un abaissement des niveaux d’émission des antennes-relais sur la couverture du territoire et la qualité du service mobile. Dans cette optique, les 6 communes sélectionnées Grenoble, Paris 14ème, Thiers, Kruth, Grand Champ et Courbevoie sont représentatives des principales configurations d’exposition existant en France.

Les résultats connus fin 2011

Prochaine étape, l’expérimentation à proprement parler d’un abaissement de la puissance de l’exposition aux champs électromagnétiques des antennes relais, devrait démarrer au mois d’avril prochain pour des résultats d’ici la fin 2011. La poursuite de l’étude concernera alors l’ensemble des 16 communes volontaires sélectionnées en janvier 2010 pour accueillir les travaux du comité opérationnel. « Ces travaux permettront de faire progresser les connaissances et je serai très attentive aux conséquences que nous pourrons tirer collectivement de cette expérimentation », a assuré Nathalie Kosciusko-Morizet rappelant que « les seuils réglementaires ne nécessitent pas de révision en l’état actuel des connaissances  ». La ministre de l’Écologie a par ailleurs annoncé qu’un nouveau cadre réglementaire permettant à tout riverain d’antennes relais de faire mesurer gratuitement le champ électromagnétique dans son logement serait opérationnel dès 2012.

Une réduction dans la limite de la qualité du service

Les valeurs limites d’exposition aux antennes relais, fruit des recommandations des instances internationales et européennes, sont censées protéger la population de l’échauffement des tissus, seul effet biologique de ces champs électromagnétiques. Mais face au développement de la téléphonie mobile, un certain nombre d’acteurs s’étaient interrogés sur les conséquences d’une telle exposition sur la santé humaine, poussant le gouvernement à organiser une concertation sur le sujet. À l’issue de ce « Grenelle des ondes », l’État s’était engagé à réduire l’exposition du public aux antennes relais, dans la limite de la qualité de la couverture et du service et à des coûts acceptables. D’où la présente étude.

Publié dans : Villes Pilotes
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Mercredi 9 février 2011 3 09 /02 /Fév /2011 15:46

 

Non, le Criirem ne s'est pas fourvoyé « considérant que les lampes fluocompactes émettent des rayonnements électromagnétiques parasites »


La Commission de la Sécurité des Consommateurs recommande aux utilisateurs de respecter une distance d’environ 30cm des fameuses lampes.


La mise en garde est d’autant plus valable pour les personnes portant un stimulateur cardiaque, « une distance supérieure aux 30cm » est donc conseillée ou qu’ils « conservent des lampes à incandescence autorisées (lampes halogènes) dans leur environnement proche ».


Même si au-delà de 30cm le décret du 3 mai 2002 est respecté dans la gamme de fréquences concernée, il apparaît qu’à moins de 30cm les simulations « ne permettent pas de considérer que dans leur globalité les ampoules fluocompactes respectent les recommandations de l’ICNIRP et la réglementation ».


Compte tenu de divers éléments, « la Commission estime qu’il conviendrait qu’un message clair, par exemple sur les emballages ou via d’autres moyens à disposition de l’administration, invite, par précaution, les utilisateurs à respecter une certaine distance en cas de présence prolongée à côté d’une lampe fluocompacte, comme cela peut se produire avec une lampe de bureau ou de chevet ».


La Commission recommande :


Aux pouvoirs publics de « S’assurer que le respect des valeurs limites, définies pour la sécurité sanitaire de la population générale au regard des risques liés aux rayonnements électromagnétiques, offre également toutes les garanties utiles aux porteurs de dispositifs médicaux implantables et de prothèses électriques ».


 

Aux fabricants d’ « Adopter des technologies de fabrication des lampes fluocompactes permettant, d’une part, de diminuer la quantité de mercure (…)et d’autre part, de réduire l’intensité des rayonnements électromagnétiques parasites émis par ces lampes ».


Aux consommateurs « De respecter une distance de précaution prenant en compte notamment l’avis de l’ADEME publié en juin 2010, qui recommande, en cas d’utilisation prolongée, de se maintenir à une distance minimale de 30cm d’une lampe fluocompacte.

Dans l’attente des résultats des vérifications demandées aux pouvoirs publics par la dernière

recommandation qui leur est adressée, cette distance de précaution devrait être particulièrement respectée par les porteurs de dispositifs médicaux implantables et de prothèses électriques ».


Avis Relatif aux risques liés à l’utilisation des lampes fluocompactes en milieu dommestiques de la Commission de la sécurité des Consommateurs du 18 novembre 2010 et du 13 janvier 2011.

 

 

Publié dans : Ampoules basse consommation
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